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Concours

Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /2007 18:33

1) L’O.M.C et la vieille Militante

2) L’Etat voyou U.S et l’O.N.U

3) Le Producteur d’O.G.M. et l’Europe

4) L’Europe et sa lâcheté civique

5 Le Colonisateur israélien et le droit international

6) Les arguments de la Gauche américaine

7) L’état U.S blessé par les terroristes qu’il a formé.

8) Les U.S.A et le Commissaire européen

1) L’O.M.C et la vieille Militante

J’ai lu chez un conteur de fables,

Que l’O.M.C, la tueuse de petites gens,

L’exterminatrice des petits paysans,

Rendait ces derniers misérables.

J’ai lu, dis-je, en certain auteur,

Que cet organisme manipulateur,

Vrai cerbère, était craint une lieu à la ronde :

Il voulait des droits dépeupler le monde.

Les protections sociales et leurs garanties,

Les conditions de travail et leur progrès,

N’étaient que jeu auprès de lui.

Comme il voit que les citoyens révoltés

Veulent toujours plus d’égalité

Qu’ils n’abdiquent pas, qu’il avait beau chercher,

Le galand fait le faux, et du haut des marchés

Invoque l’équité : la bête scélérate

Détourne l’idée de progrès de sa patte.

Les pays pauvres croient que c’est vérité,

Qu’il œuvre au progrès de l’humanité,

Qu’il n’a pour intérêt que le bien du monde ;

Enfin qu’il n’y a là rien d’immonde.

Tous, dis-je, unanimement,

Adoptent son règlement,

Font assaut de privatisations,

D’"ouverture" et de déréglementations,

Puis baissent leurs impôts,

Puis décrètent leurs services publics en trop.

Mais voici une autre fête :

L’investisseur, de ses capitaux jouant,

Leur fabrique d’insupportables dettes.

"Nous en savons plus d’un se dit-il en les gobant :

Nos lobyistes veillent ; et leurs requêtes

Seront détruites, c’est écrit :

Au final, ils nourriront tous nos profits."

Il pensait vrai : maître O.M.C,

Pour l’énième fois, les trompe et les affine,

Blanchit ses théories et s’enfarine ;

Et de la sorte légitimée,

Leur vante l’économie "libre et ouverte".

Ce fût à lui bien avisé :

La gent pauvre s’en vient chercher sa perte.

Seule une Militante, sans plus, s’abstint.

C’était une vieille routière, elle jouait fin.

L’A.M.I elle avait vaincu à la bataille.

"Ton libéralisme ne me dit rien qui vaille,

Rien ne te sert d’être colombine,

Car quand tu serais saint, je n’approcherais pas.

C’était bien dit à elle ; j’approuve sa prudence :

Elle était expérimentée,

Et savait que la méfiance

Est mère de la sûreté.

(D’après "Le Chat et le vieux Rat, La Fontaine. En vrai hommage au travail de Suzanne Georges qui par son travail d’information (et apparemment auprès des socialistes eux-mêmes qui, d’après leur version, s’apprêtaient à le signer sans savoir vraiment ce qu’il cachait –rire- ) sur l’A.M.I (un document qui permettait aux entreprises étrangères de s’installer sur le sol national en ignorant ses lois sociales) a permis d’empêcher sa signature. Une des grandes victoires citoyennes)

 

 

 

2) L’Etat voyou U.S et l’O.N.U

La raison du plus fort est toujours la meilleure:

Nous l’allons montrer tout à l’heure.

L’organisation des Nations Unis travaillait

A désarmer un tyran sans morts inutiles.

Surgit Bush, cherchant un alibi habile

Pour annexer cet état pétrolier.

"Qui te rend si hardi de troubler mon carnage?

Dit ce président plein de rage:

Tu seras châtié de ta témérité.

-Sire U.S, répond l’O.N.U, que votre Majesté

Ne se mette pas en colère;

Mais plutôt qu’elle considère

Que d’armes de destruction massive

Il n’existe aucune preuve incisive.

Et que par conséquent, en aucune façon

Ne s’impose de provoquer un tel typhon.

-Ces preuves existent, reprit cet état cruel,

Tony Blair a trouvé un document sans appel.

-Mais il l’a fabriqué et c’est un faux grossier,

Reprit l’O.N.U, et on ne peut l’accepter.

-Nous avons des vidéos irréfutables.

-Un gamin les bricolerait- C’est insupportable ;

Vous n’êtes que de vils anti-américains

Vous, vos institutions, et tous ces humains.

On me l’a dit : il faut que je me venge."

Là dessus, au mépris du droit des nationalités

Bush emporte l’O.N.U, et puis la mange,

Sans autre forme de procès.

(d’après "Le Loup et l’Agneau". Rappelez-vous le général Powell, ses vidéos et ses fioles devant l’O.N.U. Résultat objectif : des centaines de milliers de morts, un pays démoli en état de guerre civile quotidienne. Pas une excuse, pas une repentance. Du droit de tuer impunément en toute tranquillité…)

 

3) Le Producteur d'O.G.M et l'Europe

Un Producteur d'O.G.M voulant exporter
Mais ne sachant où planter fardeau si contesté
Fait si bien qu'à la fin l'Europe il convainc
De lui prêter de sa terre quelques lopins.
Au bout de quelques temps celle-ci revient.
Il lui demande encore une quinzaine,
Ses O.G.M ne se disséminant qu'à peine.
Pour faire court, il l'obtient.
Ce second terme échu, l'autre lui redemande
Des résultats de l'expérience des garanties.
Le Producteur cette fois-ci montre les dents et dit :
"J'ai irrémédiablement contaminé vos landes
Et vous ne pouvez plus nous mettre dehors".
Partout ses plans d'O.G.M étaient déjà forts.

Ce qu'on donne aux méchants toujours on le regrette.
Pour tirer d'eux ce qu'on leur prête,
Il faut que l'on en vienne aux coups ;
Il faut faucher les plans d'O.G.M et les abattre.
Laisser leur prendre un pied chez vous,
Ils en auront bientôt pris quatre.

(d'après "La Lice et sa Compagne, La Fontaine)

4)L'Europe et sa Lâcheté civique

Un palestinien désespéra tua par ses coups
Des israéliens. Sharon, vicieux et casse-cou
Pour mieux faire monter leur haine,
Amalgama à la violence malsaine
Tout humain voulant le droit international.
Le peuple palestinien aussitôt s'enterre,
Journalistes et "penseurs" s'autocensurèrent.
Beaucoup s'enfuyèrent au final.
L'Europe, apeurée par ses propres lois,
Craignit que quelque sharonniard
Déclara antisémite son juste droit,
Ne le soutint terroriste et barbare.
"Adieu, justice, dit-elle ; je me tais ici :
Les lois de l'O.N.U seraient terroristes aussi,
Et quand je ne ferai que mon devoir civique,
Je craindrais même encor". Le terrien repartit :
Vous me prenez pour cruche ! Ces droits sont logiques
Ce sont les frontières que l'O.N.U fit.
-On les transgressera,
Dit l'apeurée, et on les détruira.
J'aurais beau protester ; le droit et la raison
Finiront dans les prisons".

(D’après "Les oreilles du Lièvre, La Fontaine. Faut-il rappeler que le gouvernement Sharon, contrairement à l'autorité palestinienne, a rejeté "l'accord de Genève" comme base de négociation sérieuse, alors que cet accord, élaboré en commun par des israéliens et des palestiniens de bonne volonté, était déjà un recul par rapport aux frontières de 1967 reconnues par l'O.N.U ?)

 

5)Le Colonisateur israélien et le droit international

Certain pro-Sharon, d'autres disent occupant,
Voulant annexer une terre sans pitié,
Vit des opposants argumentant
Par le droit, l'histoire et l'équité.
Le tueur les eut volontiers censurés,
Mais ne pouvant évoquer la raison, il dit :
"Ils sont antisémites, c'est de la comédie."

Fit-il pas mieux que sa violence d'étaler ?

(d'après "Le Renard et les Raisins", La Fontaine. Faut-il rappeler qu’on a tenté d’assimiler certains critiques français de la politique de l’Etat israêlien à des antisémites  ?. Ainsi, entre autres choses, le procès intenté à Daniel Mermet. Ce qui est " fou " dans cette affaire et qui prouve que les choses anormales progressent quand à la destruction de mœurs démocratiques élémentaires dans ce pays, c’est par exemple qu’Alexandre Adler, l’auteur de cette accusation particulièrement fallacieuse (et d’ailleurs rejetée) n’ait pas été condamné d’office par toute la profession des journalistes qui -pour la plupart- ont endossés très opportunément les habits de l’observateur extérieur neutre, comme s’il n’y avait pas eu là tentative d’abolition d’un discours critique ?

6) Les arguments de la Gauche américaine

Un terroriste obtus blessa de violents coups

L’Etat U.S, qui plein de courroux,

Et profitant de l’aubaine,

Bannit des lieux de son domaine
Tout discours incriminant les faucons.

Télévisions, journaux aussitôt plièrent :

Pratiquants de l’islam s’effacèrent :

Chacun à se cacher fût prompt.

Un opposant voyant la portée de ses arguments,
Craignit que quelque inquisiteur malsain
Ne les interpréta comme anti-américains

Ne les soutint au terrorisme équivalents.

" Adieu, ex-démocratie, je pars d’ici :

Mes dires enfin seraient terroristes aussi ;

Et même s’ils sont évidents et prouvés,

Je crains même encor. " Le naïf répartit :

" Terroristes ces vérités ? Vous vous méprenez,

Ce sont arguments acquis.

-Mentant, on les dira causes de la violence,

Dit l’opposant terrorisé, et vraie démence.
J’aurais beau protester : mon dire et mes raisons

Iront aux illégales prisons. "

 

 

(D’après Les oreilles du Lièvre, La fontaine. " faucons " est un surnom donné aux néo conservateurs américains. Après le 11 septembre, je me souviens avoir vu une scène ou michael more, l’auteur à l’époque de documentaires très critiques sur la société américaine, n’arrivait même pas à prendre un taxi tant il était implicitement traité comme un anti-américain. La belle aubaine que cet acte terroriste pour mettre au pas tous les opposants. On n’ose imaginer le sort réservé à certains ressortissants d’origine africaine, spécialement s’ils se permettaient d’être de gauche à l’époque)

 

7) L’Etat U.S blessé par les terroristes qu’il a formé

Gravement blessé par l’action d’illuminés

L’Etat U.S déplorait sa triste destinée,

Et disait, en souffrant un surcroît de malheur !

Tueurs, vous utilisez notre éducation

Pour attaquer nos propres institutions

Mais ne vous moquez point, européens sans pitié :

Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre.
De vos anciens colonisés toujours une moitié

Fournira des armes à l’autre. "

(D’après l’Oiseau blessé d’une flèche, La Fontaine. Faut-il rappeler que ce sont les américains qui ont formé Ben Laden ?)

 

 

8) Les U.S.A et le Commissaire européen

Les U.S.A subventionnent gloutonnement.
Les U.S.A donc soutenant leur acier
Méprisèrent, dit-on tellement

Les " règles " imposées à leurs pseudos " alliés ",

Qu’une amende astronomique les menaçait
De bonheur pour eux, qui ne pouvaient contester,

Près de là passe un Commissaire européen.
Ils lui font signe, il accourt.

Voilà le commissaire mis au refrain.

Il ne déposa plainte, puis pour un si bon tour

Demanda un geste similaire.

" Un geste similaire ? dirent ces loups :

Vous riez mon bon compère !

Quoi ? ce n’est pas encore beaucoup

D’avoir du marché mondial quelques bouts ?

Allez, vous êtes un ingrat :

Ne tombez jamais sous mes pas. "

(d’après Le Loup et la Cigogne, La Fontaine)

 

Par goutelle - Publié dans :
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /2007 20:42

1) Le "Socialiste" et les deux Camps politiques.
2) Le  "Socialiste" et les Ouvriers.
3) Le " Socialiste ", son fidèle Electeur, et l’Altermondialiste
4) Le Labour Parti acceptant la dictature des marchés

Le "Socialiste" et les deux Camps politiques

Un "Socialiste" donna tête baissée
Dans la réunion d’un patron, et sitôt qu’il y fut,
L’autre, envers eux de longtemps courroucé,
Pour le dévorer accourut.
"Quoi ? Vous osez, dit-il, à mes yeux vous produire,
Après que votre race a taché de me nuire !
N’êtes vous pas Socialiste ? Parlez sans fiction.
Oui, vous l’êtes, ou bien je ne suis pas patron.
-Pardonnez-moi, dit le Socialiste,
Je ne suis pas dogmatiste.
Moi Socialiste ! Des méchants vous désinforment.
Grâce à ma reconversion
Je suis libéral, voyez mes réformes.
Vive la bourse et des impôts la diminution."
Sa trahison plut, et sembla bonne.
Elle fait si bien qu’on lui donne
Liberté de se retirer.
Deux jours après, notre cher ami
Aveuglément se va fourrer
Chez les prolétaires, aux exploiteurs ennemis.
Le voilà derechef en danger de sa vie.
Les exploités, avec leurs déclarations,
Voulaient le sanctionner aux prochaines élections,
Quand il protesta qu’on lui faisait outrage :
"Moi, pour inutile passer ! Vous n’y regardez pas.
Qui fait la gauche ? Ce sont les moindres dommages.
Bien plus rapide serait votre exploitation
Si des libéraux, vous acceptiez la franche action".
Maints démagogues, d’écharpe changeant,
Aux dangers, ainsi que lui, ont souvent fait la figue.
L’opportuniste dit -mais pour combien de temps ? -
Vive le marché, vive la ligue !

(D'après  " La chauve-souris et les deux belettes ". En "hommage" au double langage du PS, à la fois libéral et socialiste, ou encore à monsieur Jospin qui déclarait ouvertement en 2002 –mais finalement c’était plus honnête au regard du faux engagement " socialiste " que s’apprête à nous servir Ségolène Royale en 2007- qu’il n’avait plus rien de socialiste. Mais les socialistes devraient se méfier…ils risquent bien de ne satisfaire aucuns des deux camps…ni les salariés, ni les actionnaires.)

 

 

Le Socialiste et les Ouvriers

Compère Socialiste se mit un jour en tête
D'appeler les Ouvriers à voter pour lui.
Le résultat fut minable et leur statut détruit.
Le galand, pour toute fête,
Leur offrit de petites "avancées sociales",
Mais accompagnées de telles restrictions
Et de tels reculs de leur condition,
Que l'affaire fut jugé par eux déloyale.
Le PNB finissait dans les mêmes assiettes,
Et les ouvriers n'en purent attraper miettes.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelques temps de là, les ouvriers le prient.
"Volontiers, leur dit-il ; car avec mes amis,
Je ne fais point cérémonie."
A l'heure dite, il courut au congrès
Des Ouvriers, ses habituels alliés,
Loua très fort leur vote anti-droite,
Crût sa réélection déjà dans la boîte.
Il salivait d'avance à l'idée
De cette réélection quasiment gagnée.
Or on s'abstint, pour l'embarrasser,
Et du premier tour, il ne passa l'embouchure.
Ainsi les Ouvriers lui firent payer
De sa trahison l'évidente démesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.

Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez vous à la pareille.

(D'après "Le Renard et la Cigogne", en "hommage" à ce représentant socialiste, autodestructeur déterminé de ses propres valeurs, qui appelait les salariés débauchés de Moulinex à ne plus rêver et à accepter la " loi du marché ". " Rire ")

 

Le " Socialiste ", son fidèle Electeur, et l’Altermondialiste

Le fidèle Electeur de gauche allant voter
Et préparer l’élection annoncée,
Ferma sa porte aux hésitations
Et dit à ceux de l’altermondialisation :
" Gardez-vous sur votre vie,
De voter que l’on ne vous ait dit,
Pour programme et avec détermination :
" Vive la gauche efficace ! "
Comme il disait ces mots,
Le faux Socialiste passe ;
Il les recueille à propos.
L’Electeur de gauche, comme on peut le croire,
N’avait pas vu le fanfaron.
Celui-ci parti, l’autre contrefait son ton
Et demande d’une voix papelarde
Qu’on vote en criant " vive la gauche "
Et croit déjà l’élection dans sa poche.
L’altermondialiste, soupçonneux, trénarde
" Vos nationalisations, ou je ne voterai point "
Dit-il d’abord. Nationalisation est un point
Chez la " gauche ", comme on sait, peu en usage.
Celui-ci, fort surpris d’entendre ce langage,
Comme il était venu s’en retourna chez soi.
Ou serait l’Altermondialiste, s’il eut ajouté foi,
Au superficiel engagement que de fortune,
Notre faux Socialiste aurait tenu ?
Deux sûretés valent mieux qu’une,
Et le trop en cela ne fut jamais perdu.

(D'après " Le Loup, la Chèvre , et le Chevreau ". Il faudrait qu’on ait l’imagination d’inventer, lorsque la "gauche" sollicite notre vote, des garanties valant engagement de sa part à tenir sa parole accompagnées d’une sanction forte que nous aurions le droit de lui infliger en cas de trahison prononcée de ses valeurs. Après tout, ce ne serait là rien d'autre que le service d'après vente qui va de soi dans le commerce )

 

Le Labour Parti acceptant la dictature des marchés

Le Labour Parti, naguère si révolté,
Plia discrètement devant la " loi des marchés ".
Les médias l’avaient marginalisé.
Là se reniant à profusion,
Le brigand fit des acquis sociaux la lie,
Privatisa, emprisonna : Dieu sait la vie
Qu’aux pauvres il fit en cette occasion !
Le voilà, pour conclusion,
Rejeté, discrédité et haï.
Inquiet, il prit de son électorat le pouls,
Et comprit qu’il risquait qu’il le désavoue.
Mais démagogue, il plaide la méprise,
Et s’essaie à de nouveaux tours.
" Que les pauvres nous fuient, quelle surprise !
Nous sommes leur unique espoir depuis toujours ".
Un cinéaste qui les avait en haine,
Leur dit : " vous aviez lors des valeurs sans peine.
Que sert aux pauvres que vous soyez au pouvoir ?
Ce que je vous dis là, il faut le dire à d’autres ;
Faisons connaître, pour ne pas le revoir,
Votre contre-exemple à ceux des nôtres. "

(D'après " La Belette entrée dans un grenier ", Le bilan catastrophique du blairisme semble pointer son nez. Fini la fable de la " réussite " du modèle anglo-saxon. Et pourtant, il y a déjà trois ou quatre ans Le Monde titrait lui-même : " plus de 50% d’enfants pauvres à Londre ". ça mettait la puce à l’oreille non ? ça n’empêche toujours pas les politiciens français de faire comme si cette fable était toujours d’actualité. Il est vrai qu’il ne faudra pas compter sur les journaux pour nous avouer qu’ils nous ont bluffer pendant toutes ces années. Quoique ce ne serait pas le premier retournement inouï qu’ils nous serviraient : voir à ce propos comment ils se sont débaréssés de leurs responsabilité dans l’affaire d’Outreau par exemple)

 

 

 

Par goutelle - Publié dans :
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /2007 17:41


1) Le Réformiste et le Contestataire
2) Le Contestataire devenu médiatique
3) La Direction et la Base du syndicat
4) Le Syndicaliste embourbé
5) A.T.T.A.C se voyant dans les médias
6) Le pot de terre A.T.T.A.C et le pot de fer socialiste

 

 

1) Le Réformiste et le Contestataire

Le Réformiste dit un jour au Contestataire :
"Tu as beau jeu de refuser le système.
Une concession ne t'est jamais nécessaire,
Et la réforme t'est toujours un blasphème.
Tu refuses la moindre exploitation,
Et n'accepte pas une once d'illusion.
Alors que nous les syndicats réformistes,
En acceptant de participer et de gérer,
Nous acquérons puissance et efficacité,
Et nous ne passons jamais pour utopistes.
Tout vous est contestation,
Tout nous semble collaboration.
Encore si vous participiez
Aux fonds de pension éthiques
Dont nous couvrons la république.
Demain, vous n'auriez plus à mendier.
Nous vous protégerions,
Finie la stérile opposition.
Mais vous persistez le plus souvent
A refuser le nouveau sens libéral du vent .
Votre survie dans un tel système
Me semble bien blême.
-Votre compassion, lui dit le Contestataire,
Part d'un bon naturel, mais quittez ce souci .
Le système m'est moins qu'à vous sursitaire.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Peu investi dans le système capitaliste
Et ses projections irréalistes.
Mais attendons la fin". Comme il disait ces mots,
Accourut de Wall Street la plus terrible info
Qu'un Réformiste "éthique" puisse imaginer :
L'entreprise phare du plus réputé
Des fonds de pension "éthiques" existant
Venait d'être reconnu sans faux-fuyant
Comme une des plus cyniques et endettées.
Le modéré gère, le révolté conteste.
La crise obligée redouble d'intensité,
Et fait si bien qu'elle devient funeste
Pour celui qui prétendait faire cohabiter
Profit financier et bonheur des salariés.

( d'après "Le Chêne et le Roseau". Certains syndicats semblent croirent qu’ils pourront s’engager dans une voie réformiste –par exemple en gérant des fonds de pensions plus " éthiques " que les autres- dans une société ou la liberté des capitaux serait devenue irrémédiable. On ne saurait que trop leur recommander la lecture de Frédéric Lordon sur ce qui les/nous attend. Et nous ne leur permettrons pas de dire qu’ils ne savaient pas dans quoi ils s’engageaient. Pas de justice sociale sans arraisonnement du pouvoir de la finance et des actionnaires ! C’est là un des critères obligatoires (mais peut-être pas suffisant) pour discriminer vraie et fausse gauche, surtout à l’heure du réchauffement climatique ou il faut cesser de produire plus : Pas d’autre choix que de redistribuer)

 

 

 

2) Le Contestataire devenu médiatique

Un Contestataire voulant d'audience grande part,
Des "petites gens" snobant le voisinage,
Crut qu'il fallait s'aider de la peau du renard,
Et des médias devenir un grand personnage.
Il se déguise, des médias endosse le ton,
Fait de l'apparent audimat son obsession,
Sans oublier qu'ici, du public on s'amuse.
Pour pousser jusqu'au bout la ruse,
Il aurait volontiers écrit sur son chapeau :
"C'est moi qui passe le mieux sur les plateaux."
Sa personne étant ainsi faite,
Et l'audimat obssessionnellement en tête,
Notre sycophante approche doucement.
Le journaliste, aux puissants faisant ses courbettes
Dormait profondément.
Son patron aussi, comme son oreillette.
Le public dormait pareillement.
L'hypocrite les laissa faire ;
Et pour pouvoir libérer les futurs affranchis
Il voulut ajouter les arguments aux habits,
Chose qu'il croyait nécessaire.
Mais cela gâta son affaire :
Il ne put des médias contrefaire la loi.
Ses arguments firent retentir les voix,
Et découvrirent de la censure tout le nerf.
Chacun se réveille à ce son,
Le public, l'annonceur, le patron.
Le pauvre Contestataire, dans cet esclandre,
Empêché par son audimat obsession,
Ne put ni fuir ni se défendre.

Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre.
Que le militant agisse en militant.
C'est de loin le plus pertinent.

(d'après "Le Loup devenu Berger". Quand on voit la façon dont les médias massacrent certains questionneurs sérieux ( ?) de la logique de notre société, on se dit parfois qu’ils ne devraient même pas y aller. Que reste-t-il de certains passages de José Bové dans les médias, sinon l’image d’un contestataire exotique et folklorique ?)

 

3) La Direction et la Base du syndicat

Le syndicat a deux parties
De son utilité parfois ennemies,
Direction et Base ; et toutes deux
Jouent quelquefois un jeu
Qui peut s'avérer mortel :
Si bien qu'autrefois entre elles
Il survient de grands débats
Pour le pas.
La Base avait toujours contrôlé le bureau.
Les permanents se plaignirent
Et dirent.
"Nous faisons maints procès verbaux
Comme il plait à celle-ci.
Mais croît-elle que nous la consulterons toujours ainsi ?
On nous a élus pour la démocratie,
Ses représentants et non ses suivants.
Nous sommes d'utilité supérieure,
Et notre pouvoir doit avoir plus de grandeur.
Mieux qu'elle nous portons
Au gouvernement nos récriminations.
Enfin, voilà notre requête :
C'est à vous militants de vôter
Que seul le bureau décrète
De l'action de la base l'utilité ;
Nous la conduirons si bien
Qu'on ne se plaindra de rien."
Les adhérents, trop heureux de se décharger
De ce travail et de telles responsabilités,
Confient donc tout pouvoir à leur Direction.
Mais bien plus tentés par les subventions
Accordées aux syndicats "réformistes"
Que par l'attaque des capitalistes,
Voilà que nos apparatchiks dirigistes
Privilégient de leurs pouvoirs la reproduction
Plutôt que l'avancée des revendications.

Malheureux les militants des syndicats réformistes.

(D’après "La Tête et la Queue du serpent" Pour comprendre comment " l’apparatchik " censé représenté sa base peut en arriver à se retourner contre celle-ci pour mieux faire passer ses intérets d’homme d’appareil, lire "le fétichisme politique" de Pierre Bourdieu, une lecture indispensable pour tout militant, et nous sommes tous des militants, fusse-ce de l’indifférence au militantisme)

 

 

 

 

 

4) Le Syndicaliste embourbé

Le permanent d’un syndicat
Vit sa base le déserter. Il ne pensait pas
Son déclin réversible : c’était voulu,
Et présenté par des médias corrompus
Comme un progrès social.
On sait tout le mal
Dont ces gens font profession.
Dieu nous garde de leurs manipulations !
Pour venir au Syndicaliste embourbé,
Le voilà qui déteste et se met à jurer,
Pestant, en sa fureur extrême,
Tantôt contre sa base, puis contre les prolos,
Contre la C.E.S, contre lui-même.
Il invoque à la fin Bourdieu dont les travaux
Sont si célèbres dans le monde :
" Bourdieu, dit-il, aide-moi. Si ta sociologie
Est si lucide et si féconde,
Ta réflexion peut me tirer d’ici. "
Sa prière étant faite, il réalise
Qu’une voix lui parle ainsi :
" Bourdieu veut qu’on s’auto-analyse,
Puis il aide les gens. Regarde d’où provient
La fuite du syndicat par les citoyens ;
Ote de chacune de tes actions
Tes intérêts d’appareil, cette corruption
Qui jusqu’au cou t’enduit ;
Grève dure européenne as tu fais ?
Oui dit l’homme.
Or bien je vais t’aider, dit la voix. Parle vrai.
-Je le fais. Qu’est-ce ? La base lutte à souhait :
Le penseur en soit loué ! ". Lors la voix : " tu vois comme
Les militants ne voulaient que sincérité.
Respecte-toi, le peuple t’aidera.

(d’après Le Charretier embourbé. Il est évident que si certains syndicats de " contestation du système " se mettent à avoir pour ambition principale d’entrée dans la Confédération Européenn des Syndicats pour y obtenir s une respectabilité de façade dans les organismes patronaux et les médias, mais aussi de grasses subventions financières pour gérer des organismes de " co-gestion " du système, il ne faudra pas attendre de leur part une volonté déterminée pour abattre des règles injustes….)

 

5) A.T.T.A.C se voyant dans les médias

De sa présence à l’antenne,
A.T.T.A.C souvent se mirait
Louant l’impact de ses idées,
Mais ne pouvait qu’avec peine
Souffrir son recrutement social,
Dont elle voyait le manque fatal.
" Quelle distance des prolétaires à nos idées !
Disait-elle en voyant des adhérents les métiers.
Les gens les plus sélects nous connaissent
Tandis que les pauvres nous méconnaissent. "
Tout en parlant de la sorte
Des reportages la font maudire.
Elle tâche à se garantir ;
Dans les banlieues elle s’emporte.
Son image, dommageable ornement,
L’arrêtant à chaque moment,
Nuit à l’office que lui rendent
Ses efforts militants, de qui ses jours dépendent.
Elle se dédit alors, et maudit les " présents "
Que les médias lui faisait tous les ans.
Nous faisons cas des médias, nous méprisons l’utile ;
Et les médias souvent nous détruisent.
A.T.T.A.C snobe des lieux qui la rendraient agiles,
Elle estime les médias qui lui nuisent.

(D’après Le cerf se voyant dans l’eau, La Fontaine)

6) Le pot de terre A.T.T.A.C et le pot de fer socialiste

Le pot de fer socialiste proposa
Au pot de terre A.T.T.A.C une collaboration.
Celui-ci s’en excusa,
Disant que la circonspection
Exigeait une agressive distance
Car on lui faisait tant confiance,
Tant, que la moindre trahison
De l’espoir serait la destruction.
I
l n’en reviendrait crédible projet.
" Pour vous, dit-il, qui avez gouverné,
Et qui peut-être encor irez au pouvoir,
Il suffit de ne pas décevoir.
Nous serons votre apologiste
Répartit le socialiste.
Si quelque gauchiste honnête
Dénonce votre stratégie peu nette,
Entre vous deux j’interviendrai
Et du coup je vous sauverai ".
Cette offre le persuade.
Pot de fer son camarade
L’embarque à ses côtés.
Une élection mes gens s’en vont mener…
Clopin clopant au gouvernement,
Par l’un et par l’autre légitimé,
Le " social libéralisme " s’étend.
Le pot de terre en souffre ; il n’eut pas fait cent pas
Que par son compagnon il fut mis en éclat,
Sans qu’il eut lieu de se plaindre.
Ne nous associons qu’avec des loyaux
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d’un de ces pots.

(D’après Le Pot de terre et le Pot de fer, La Fontaine)

(P.S pendant l’année 2004, le président d’ATTAC Jacques Nikonoff s’était livré par voie de presse à une attaque particulièrement déplacée sur " l’extrême gauche ", comme si elle était la principale responsable de l’avancée des idées libérales en France. Par contre les reniements et les non-agissements du principal fautif –le PS lorsqu’il était au pouvoir, mais aussi les ambiguïtés de sa " ligne " dans l’opposition- étaient traitées de façon pour le moins très polies et peu dérangeantes, puisqu’on était allé jusqu’à rabrouer des militants qui avaient " osé " démonter son stand dans le Larzac. Bref, il ne fallait pas être d’une lucidité particulièrement développée pour soupçonner que les calculs d’intérêt prenaient le pas sur la cause défendue, et cela surtout lorsqu’on sait que le P.S, par la voie des conseils régionaux, est en voie d’arbitrer certains des financements que reçoit l’association A.T.T.A.C dans les régions. Ce qui confirme que comme le dit quelque part Karl Kraus, on ne peut pas être libre dans sa parole lorsqu’on est dépendant financièrement, directement ou indirectement, de ses adversaires et de leurs amis. Autant les autres fables faisaient rire à A.T.T.A.C, autant celle-ci a déclenché majoritairement un silence assourdissant ou un refus affiché et agressif de diffusion….Comme quoi une fable peut faire rire jaune)

 

 

 

 

 

Par goutelle - Publié dans :
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