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LA FONTAINE,
TOUJOURS AUSSI
(IM)PERTINENT |
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Renard Le Pen plaidant xénophobie,
Son concurrent Sarkozy repris ses idées.
Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ;
L’autre était passé maître en fait de tromperie.
L’ambition les obligea à tomber très bas.
Dans l’abjection tous deux s’étalèrent.
Après qu’abondamment tous deux firent faux pas,
Le Pen dit à Sarko : " Que ferons-nous, compère ?
Ce n’est pas tout de parler, il faut gagner.
Attaque la banlieue, expulse les sans papiers :
Mets-les dans des charters. Pour toutes ces actions
Je dirai ma satisfaction ;
Et tout naturellement mon électorat,
Se retournera et votera pour toi.
De ce fait, je serais marginalisé,
Après quoi, tu gouvernera en paix.
-Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue
Les gens biens sensés comme toi.
Je n’aurais jamais, quant à moi,
Trouvé ce secret, je l’avoue. "
Le Pen sort légitimé, laisse l’élection
Et vous lui fait une belle prédiction,
Pour lui signifier sa responsabilité.
" Si le ciel t’eût, dit-il, donné par charité
Autant de jugement que d’ambition,
Tu n’aurais pas, à la légère,
Adopté mon discours. Tu gagnes l’élection.
Et tu crois t’en tirer, mais tu oblitère
L’avenir, qui désormais m’appartiens. "
En toute chose il faut considérer la fin.
(Lionel Goutelle, d’après " Le Renard et le Bouc ", La Fontaine)
(Lionel Goutelle. A.C.R.I.ME.D est une association qui se donne pour but d’analyser les dérives et la désinformation des médias, ainsi que leurs causes. Besancenot a participé à une émission de
Ardisson ou celui ci mettait tout son art à déréaliser les arguments sérieux de son interlocuteur en le rabattant constamment sur des questions privées et secondaires. Besancenot a accepté de
jouer ce jeu très complaisamment. Lire le plan B. Drucker prend des positions politiques ouvertes très souvent dans son émission qui n’est pas exempt d’un regard engagé sur le monde. Ainsi a-t-il
cité Ronald Reagan au moment de sa mort comme un « grand chef d’état », omettant de dire au passage que l’ONU avait condamné l’état américain sous la direction de ce « président exemplaire »
comme « état terroriste responsable de la mort de cinquante mille paysans d’Amérique du sud » par le minage des ports du Nicaragua notamment. Mais sans doutes la mort anormale de dizaine de
milIiers de petits paysans d’Amérique du sud est-elle dans l’ordre normal des choses. Il a aussi reproché ouvertement à Gérard Miller d’avoir oser faire un sketch péjoratif envers Messier qui
dirigeait Vivendi juste avant sa chute et auquel il faisait une lèche démagogique au possible dans son émission. Ce serait d’ailleurs marant de revoir cette émission aujourd’hui. Quand à faire
croire que la critique des médias ne peut pas se faire sur les ondes même, Bayrou a démontré le contraire sur T.F.1 pendant la campagne, débordant Besancennot sur sa gauche ….Mais comme dit Karl
Kraus, quand il sagit de mœurs journalistiques, « tout s’avale » et devient excusable…..)
Le syndicaliste " sérieux" et le président Sarkozy
Maître syndicat, au progrès social dédié,
Tenait de la sécu la cogestion.
Maître sarko, par cet argent intéressé,
Lui tint à peu près cette diversion.
" Et bonjour, Monsieur du syndicat.
Que vous êtes utiles ! quel beau combat !
Sans mentir, si votre crédibilité
Vous importe autant que vos idées,
Vous devez diminuer vos dépenses. "
De ces mots, le prolo ignore la violence,
Et, pour montrer sa belle responsabilité,
Il restreint l'accès, et laisse choir la gratuité ".
Sarko s’en saisi et dit ; " Mon bel irresponsable,
Apprenez que toute approche comptable
Masque toujours un irrespect des valeurs.
Cette leçon vaut bien votre déshonneur. "
Le syndicat, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
(Lionel Goutelle, d'après "Le Corbeau et le Renard". Imaginée après la lecture du magnifique ouvrage " le mythe du trou de la sécu ", de Julien Duval, éditions raison d’agir. Il serait en effet temps de remettre l’indécence dans le bon sens. Quand on fait le choix de rendre plus difficile l’accès de gens en situation déjà très difficile au système de santé français, tout en diminuant à l’autre bout de l’échelle sociale le bouclier fiscal à 50% des revenus d’une personne disposant d’une fortune indécente, on fait l’arbitrage concret de laisser dépérir certaines personnes de " basse condition sociale " pour que l’autre se relaxe dans sa cinquième maison secondaire….Et l’inhumanité de ces comportements ne se justifiera jamais par de pseudo lois économiques ,qui masquent des choix de valeurs -et de plus en plus des questions de vie ou de mort- fait en toute connaissance de cause. Et le fait que l'incivisme soit accepté ailleurs qu'en France est un anti-argument auto-destructif. Ces états -U.S.A et Grande Bretagne- acceptent un taux de pauvreté ahurissant. Devons nous aligner sur leur taux d'inhumanité pour être plus "moderne" ou au contraire les fuir?)
La Gauche battue par sa " modernisation "
L’Oiseau blessé d’une flèche.
Mortellement tué par son discours libéral,
Mortellement atteint d’une flèche empennée,
Un P.S déplorait un score fatal,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait en souffrant un surcroît de douleur :
" et disait en souffrant un surcroît de douleur :
" Faut-il contribuer à son propre malheur ?
" Faut-il contribuer à son propre malheur ?
Cruel Sarkozy, tu tires de mes reniements
Cruels humains, vous tirez de nos ailes
De quoi légitimer ton programme dément.
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne vous moquez point droite décomplexée :
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Le Pen
vous réserve un sort comme le nôtre. ".
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre. "
Des socialistes toujours les " modernisés "
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fourniront des armes à l’autre.
Fournira des armes à l’autre.
(ps : Sarkozy a sans doute beaucoup ri intérieurement quand, à l’occasion de son débat avec Ségolène Royal, citant un organisme économique " neutre " de son point de vue (mais affilié aux vues du M.E.D.E.F en fait) Ségolène Royal s’est avisé d’en contester la neutralité. Il lui répliqua, sourire aux lèvres, que le directeur de cet organisme avait été nommé par Jospin lui même au Conseil Economique et Social ( !)…Rire : de l’art de donner soi même le bâton pour se faire battre….Comme on le voit sur cet exemple malheureusement si répétitif, il n’y a auncun mérite, avec des gens aussi caricaturaux que les socialistes français actuels , à écrire des fables. A se demander parfois s’ils ne se les sont pas donner pour programme.Malheureusement, il est certains que certaines pourraient finir tragiquement. Lionel Goutelle, le 9/05/07)
Le Renard Le Pen et le Bouc Sarkozy
Renard Le Pen plaidant xénophobie,
Son concurrent Sarkozy repris ses idées.
Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ;
L’autre était passé maître en fait de tromperie.
L’ambition les obligea à tomber très bas.
Dans l’abjection tous deux s’étalèrent.
Après qu’abondamment tous deux firent faux pas,
Le Pen dit à Sarko : " Que ferons-nous, compère ?
Ce n’est pas tout de parler, il faut gagner.
Attaque la banlieue, expulse les sans papiers :
Mets-les dans des charters. Pour toutes ces actions
Je dirai ma satisfaction ;
Et tout naturellement mon électorat,
Se retournera et votera pour toi.
De ce fait, je serais marginalisé,
Après quoi, tu gouvernera en paix.
-Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue
Les gens biens sensés comme toi.
Je n’aurais jamais, quant à moi,
Trouvé ce secret, je l’avoue. "
Le Pen sort légitimé, laisse l’élection
Et vous lui fait une belle prédiction,
Pour lui signifier sa responsabilité.
" Si le ciel t’eût, dit-il, donné par charité
Autant de jugement que d’ambition,
Tu n’aurais pas, à la légère,
Adopté mon discours. Tu gagnes l’élection.
Et tu crois t’en tirer, mais tu oblitère
L’avenir, qui désormais m’appartiens. "
En toute chose il faut considérer la fin.
(Lionel Goutelle, d’après " Le Renard et le Bouc ", La Fontaine)
Ségolène Royal vêtue de la peau du socialiste
De la peau de gauche Ségo s’étant vêtue
Etait crue partout à la ronde,
Et bien que socialiste sans vertus,
Elle trompait sciemment tout son monde.
Un petit interview échappé par malheur
Découvrit la fourbe et l’erreur.
Lordon fit alors son office (1).
Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice
S’étonnaient de voir que Lordon
Chassait des promesses aussi bonnes.
Fausse gauche fait du bruit en France,
Par qui cet habitant est rendu familier.
Un double jeu masqué
Fait les trois quarts de sa vaillance.
1 : Il s’agit d’un interview donné à une revue du monde financier dans lequel Ségolène Royal fait comprendre (à demi-mots à peine voilés) à ses interlocuteurs (eux-même partisans des fonds de pensions privés) qu’elle ammènera (hypocritement et par petits pas insensibles, mais logiquement irréversibles, comme le font les socialistes chaque fois qu’ils passent au gouvernent) les français à croire qu’il n’y a pas d’autres solutions que celle des fonds de pensions pour l’avenir, et à les adopter comme une chose de plus en plus évidente et incontournable. Sa mauvaise foi est mise en pièce par Frédéric Lordon, chercheur en économie au C.N.R.S. Un personnage qu’il faut absolument connaître, tant il démasque l’hypocrisie et les faux raisonnements des libéraux, fussent-ils déguisés en " socialistes ", mais aussi pour son ironie salutaire…..Et surtout, il nous empêche de nous faire des illusions, et surtout surtout, il propose aussi des stratégies pour sortir de ce marasme annoncé (cf sa proposition du " SLAM ", ou encore sa stratégie électorale -sourire- pour reconstruire la gauche….pour toute infos, commencer par lire " Ségolène Royal : chronique d’une trahison annoncée " sur le site " l’autre campagne " et de fil en aiguille chercher ses articles du plus récent aux plus anciens. On trouve chez lui un mixte inouï de culture économique, philosophique, psychanalytique, sociologiques l’anticipation des problèmes inéluctables de l’avenir, des valeurs humaines évidentes , et un humour ravageur… A lire absolument si on ne veut pas mourir con)
Aujourd'hui où l'on nous présente quasiment comme une modération saine et une modernisation souhaitable de nos moeurs politiques l'abandon des poursuites contre Jacques Chirac concernant sa gabegie dépensière à titre privé lorsqu'il était chef de "l'état français" (3000F le petit déjeuner par jour si mes souvenirs sont bons, rire) et où l'on est capable de mettre le feu sept heures d'afilé à une gare pour arrêter un fraudeur pour un ticket en faisant semblant de trouver étrange le fait que la population des quartiers populaires semble de moins en moins tolérer cette police qui fait respecter en force les injustices sociales de plus en plus criantes de notre société (un scénario nous rappelant furieusement les prémisses de la révolution française), il serait peut-être bon de relire la fable suivante....avant que la connerie de Sarkozy and co nous mène à la catastrophe tant de fois annoncée...
Aujourd'hui où l'on nous présente quasiment comme une modération saine et une modernisation souhaitable de nos moeurs politiques l'abandon des poursuites contre Jacques Chirac concernant sa gabegie dépensière à titre privé lorsqu'il était chef de "l'état français" (3000F le petit déjeuner par jour si mes souvenirs sont bons, rire) et où l'on est capable de mettre le feu sept heures d'afilé à une gare pour arrêter un fraudeur pour un ticket en faisant semblant de trouver étrange le fait que la population des quartiers populaires semble de moins en moins tolérer cette police qui fait respecter en force les injustices sociales de plus en plus criantes de notre société (un scénario nous rappelant furieusement les prémisses de la révolution française), il serait peut-être bon de relire la fable suivante....avant que la connerie de Sarkozy and co nous mène à la catastrophe tant de fois annoncée...Les Hommes malades de la "Délinquance"
Un mal qui se répand sur les écrans,
Mal que des médias malséants
Amplifièrent pour masquer les problèmes de fond,
La "Délinquance" (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Utilisée à dépolitiser la nation,
Faisait aux citoyens sa diversion.
Peu d’agressés, mais tous se disaient frappés ;
On n’en voyait point d’intéressés
A chercher des faits la pertinence.
Nul sociologue d’influence,
Ni rares journalistes honnêtes
De ce préjugé n’ébranlèrent la tête.
Manipulés, les citoyens se faisaient avoir :
Plus de recul : partant, un vote de désespoir.
Le président tint conseil et dit : "Mes chers amis,
Je crois que la montée du F.N a permis
Pour nos péchés cette infortune.
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux effets du médiatique courroux ;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements.
Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
Pour moi, profitant de mon impunité,
J’ai créé de fictifs emplois.
J’ai occupé des appartements sans les louer.
Même souvent, j’ai mangé et j’ai voyagé
Sans payer et sans respecter les lois.
Je me dévouerai donc, s’il le faut, mais j’ai pensé
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi
Car on doit souhaiter, selon toute justice,
Que le plus coupable périsse.
-Sire dit le MEDEF, vous êtes trop naïf et droit ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse.
Eh bien ! se gaver de millions en espèce,
Est-ce un pêché ? Regardez nos stock-options, Seigneur,
Voyez de nos actions sans travailler le bonheur ;
En volant le travailleur, l’on peut dire
Qu’il était digne de tous ces maux,
Etant de ces gens quasi animaux
Sans compétences et sans désirs.
Ainsi dit le patron ; et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
Du trader, ni du cadre, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses :
Tous les exploiteurs, jusqu’aux simples matins,
Au dire de chacun étaient de petits saints.
Le petit délinquant vint et dit : "J’ai souvenance
Qu’en une rue fréquentée par des passants,
La pauvreté, le manque d’avenir et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je soulageais un passant de quelques dépenses.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net."
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un pseudo expert démontra par sa harangue
Qu’il fallait emprisonner ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fût jugée un cas pendable.
Voler de l’argent ! Quel crime abominable !
Rien que la prison n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable
Les médias de cour vous rendront blanc ou noir.
4)Serge July détruit par ses idées
L'oiseau blessé d'une flèche
Subitement viré pour profit atrophié,
Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un gaucho renié déplorait sa destinée,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroit de douleur :
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
Cruels libéraux, vous tirez de mes écrits
Cruels humains, vous tirez de nos ailes
De quoi justifier vos infamies.
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne riez pas journalistes payés :
Mais ne vous
moquez point, engeance sans pitié :
Du marché aussi votre sort dépend."
Souvent il vous arrive un
sort comme le nôtre."
Des médias de marché, toujours l'épopée
Des enfants de Japet toujours une
moitié
Fera rire l'autre camps.
Fournira des armes à l'autre.
(Lionel Goutelle, d'après "L'oiseau blessé d'une flêche". La réalité de la trajectoire de Libération et de Serges July lui même a des airs beaucoup plus cyniques que ça dans la réalité. Lire à ce propos "Libération de Sartre à Rothchild", de Pierre Rimbert, éditions raisons d'agir)
3)Le Capitaliste qui vend le rêve
Le Fou qui vend la
sagesse
Jamais auprès des patrons ne te mets à portée :
Jamais auprès des fous ne te mets à portée :
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Il n’est
enseignement pareil
Il n’est enseignement pareil
A celui-là de fuir ces gens intéressés.
A celui-là de fuir une tête
éventée.
On en voit souvent dans les médias :
On en voit souvent dans les cours
:
La com. est leur outil, car elle donne de l’éclat
Le prince y prend plaisir ; car ils donnent
toujours
Aux fripons et à leurs promesses ridicules.
Quelques trait aux fripons, aux sots, aux
ridicules.
Un patron se ventait devant les caméras
Un Fol criant par tous les carrefours
Qu’il vendait le rêve, et les mortels crédules
Qu’il vendait la sagesse, et les mortels crédules
De courir à l’achat : chacun s’endettant.
De courir à l’achat ; chacun fut diligent.
On investissait ses économies :
On essuyait force grimaces ;
Puis on avait pour son argent
Puis on avait pour son argent,
De belles actions, et une vague garantie
Avec un bon soufflet, un fil long de deux brasses.
La plupart s’en fâchaient ; mais que leur servait-elle
?
La plupart s’en fâchaient ; mais que leur servit-il ?
C’était les plus moqués ; le mieux était
de rire
C’était les plus moqués : le mieux était de rire,
Ou de s’en aller, sans rien
dire,
Ou de s’en aller, sans rien dire,
Avec sa croyance inconditionnelle.
Avec son soufflet et son fil.
De douter de l’efficacité des marchés,
Ce chercher du sens à la chose
On se fait siffler ainsi qu’un ignorant.
On se fût fait siffler ainsi qu’un ignorant.
La doxa libérale n’est-elle pas garant
La raison est-elle garant
D’un marché efficient ? La rentabilité
De ce que fait un fou ? Le hasard est la cause
Est avéré et chacun y trouve profit.
De tout ce qui se passe en un cerveau blessé.
Doutant pourtant de cette piètre garantie,
Du fil et du soufflet pourtant embarassé
Un des dupes un jour alla trouver un sage,
Un des dupes
un jour alla trouver un sage,
Qui, sans hésiter davantage,
Qui sans hésiter
davantage
Lui dit : " Ce sont ici hiéroglyphes tout purs.
Lui dit : " Ce sont hiéroglyphes tout
purs.
Les gens biens informés, et qui voudront bien faire
Les gens biens conseillés, et qui
voudront bien faire,
Entre eux et ces patrons mettront pour l’ordinaire
Entre eux et les gens
fous mettront, pour l’ordinaire
Un état social ; sinon je ne suis pas sûr
La longueur de ce fil ;
sinon je les tiens sûrs
Que beaucoup de vos semblables n’en crèvent.
De quelque semblable
caresse.
Vous n’êtes point trompé : ce patron vend du rêve. "
Vous n’êtes point trompé : ce Fou
vend la sagesse.
(Lionel Goutelle… Dédicace ironique à tous ces hommes politiques qui, de droite ou de gauche, se sont ingégniés à mettre dans le rouge le système de retraite par répartition pour orienter les français vers des systèmes de retraites " spéculatifs " qui viennent pourtant de faire faillite aux U.S.A et en Grande Bretagne….Autant dire, qu’ils ont fabriqué sciemment le malheur des générations à venir….Ainsi va notre monde et sa " modernisation ")
2) L'Usager des services publics et le Journaliste
Le Corbeau et le Renard
Maître Usager, par une grève énervé,
Maitre corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en ses déclarations un
pouvoir.
Tenait en son bec un fromage.
Maître Média, par
sa colère intéressé,
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tend son micro-trottoir:
Lui tint à peu près ce
langage:
" Hé ! bonjour, monsieur l’Usager,
"Hé ! bonjour, monsieur du Corbeau,
Que vous galérez ! que vous êtes gênés !
Que vous êtes joli! que
vous me semblez beau!
Sans mentir, si leurs " avantages "
Sans mentir, si votre ramage
Se paye de
votre prise en otage,
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le dindon de cette comédie.
"
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois."
A ces mots
l’Usager ne se sent plus d’interdit ;
A ces mots le corbeeau ne se sent pas de
joie;
Et pour réaliser son rêve,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un nouveau droit, interdit les
grèves.
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Média s’en saisit, et dit : " Mon bon
monsieur,
Le Renard s'en saisit, et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez qu’en tant que travailleur,
Apprenez que tout
flatteur
Vous aurez un jour besoin qu’on vous écoute :
Vit
aux dépends de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un droit fictif sans doute."
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
L’Usager, honteux et
confus,
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu
tard, qu’on ne l’y prendrait plus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus
(Lionel Goutelle, d’après Le Corbeau et le Renard. Une dédicace spéciale à ces journalistes de France Soir qui, à en croire LE PLAN B n°2, ont passé leur temps à casser les mouvements de grêve en une de leur journal, et se sont mis à leur tour en grêve en appelant les lecteurs qu'ils insultaient précédemment à soutenir leur grêve à eux! Ainsi tourne notre monde... )
1)Le révolté qui fabrique la cause et maudit la conséquence
Le chien qui lâche la proie pour l’ombre
Chacun se trompe ici bas :
Chacun se trompe ici bas :
On entend refuser le chômage
On voit courir après l’ombre
De tant de politiques, qu’on n’en saisit pas
Tant de fous, qu’on n’en sait pas
La logique et le langage.
La
plupart du temps le nombre.
Au cas de ce député il faut les renvoyer.
Au chien dont parle Esope il faut les renvoyer
Cet homme signait des lois libérales,
Ce chien voyant sa proie en l’eau représentée,
Tout en niant leurs conséquences
fatales.
La quitta pour l’îmage, et pensa se noyer.
L’emploi dans sa région fût
menacé.
La rivière devint tout d’un coup agitée ;
A toute peine, il le sauva,
A toute peine il regagna les bords,
Et n’eut ni marché ni électorat.