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1) L’Usager (des services public) et le Journaliste (Le Corbeau et le Renard)
2) L'Employée d’Enron et la Syndiquée ringarde (La Cigale et la Fourmi)
3) Le Service public qui se veut faire aussi rentable que la Multinationale
(La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Bœuf)
4) L’Etat voyou U.S et l’O.N.U  (Le Loup et l’Agneau)
5) Le Pigiste et le Patron de presse  (Le Loup et le Chien)
6) L’Homme (occidental et bourgeois) et le Réchauffement climatique  (Le Lièvre et la Tortue)

 

 

 

 

 

 

 

 1) L'Usager (des services publics) et le Journaliste
     Le Corbeau et le Renard

 

Maître Usager, par une grève énervé,
Maitre corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en ses déclarations un pouvoir.
Tenait en son bec un fromage.
Maître Média, par sa colère intéressé,
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tend un micro-trottoir:
Lui tint à peu près ce langage:
" Hé ! bonjour, monsieur l’Usager,
"Hé ! bonjour, monsieur du Corbeau,
Que vous galérez ! que vous êtes gênés !
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si leurs " avantages "
Sans mentir, si votre ramage
Se paye de votre prise en otage,
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le dindon de cette comédie. "
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois."
A ces mots l’Usager ne se sent plus d’interdit ;
A ces mots le corbeeau ne se sent pas de joie;
Et pour réaliser son rêve,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un nouveau droit, interdit les grèves.
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Média s’en saisit, et dit : " Mon bon monsieur,
Le Renard s'en saisit, et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez qu’en tant que travailleur,
Apprenez que tout flatteur
Vous aurez un jour besoin qu’on vous écoute :
Vit aux dépends de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un droit idiot sans doute."
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
L’Usager, honteux et confus,
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus

(Lionel Goutelle, d’après Le Corbeau et le Renard, La Fontaine. Une dédicace spéciale à ces journalistes de France Soir qui, à en croire LE PLAN B n°2, ont passé leur temps à "casser" les mouvements de grêve en une de leur journal. On les vit  à leur tour se mettre en grêve en appelant les lecteurs qu'ils insultaient précédemment à soutenir leur mouvement pour éviter leur "restructuration". Nous vivons bien dans un monde de fables... )

 

2) L’Employée d’Enron et la Syndiquée ringarde
     La cigale et la fourmi 

    L’Employée d’Enron ayant spéculé
    La cigale ayant chanté
    Toutes ces années
    Tout l’été,
    
Se trouva fort dépourvue
    
Se trouva fort dépourvue
    
Quand la faillite fut venue.
   
Quand la bise fût venue.
   
Pas un seul petit profit
   
Pas un seul petit morceau
    
Ni un brin d’économie.
   
Pas un seul petit morceau
   
Elle alla crier famine
   
Elle alla crier famine
   
Chez la Syndiquée sa voisine
   
Chez la fourmi sa voisine,
   
La priant de lui prêter
   
Quelque grain pour subsister
   
Quelques gains pour spéculer
   
Quelque grain pour subsister
   
Jusqu’à la conjoncture nouvelle.
   
Jusqu’à la saison nouvelle.
  
"Je vous paierai, lui dit-elle,
  
" Je vous paierai, lui dit-elle,
   
Avant l’août, foi d’économiste,
   
Avant l’oût, foi d’animal,
    Et de prévisions réalistes".
   
Intérêt et principal. "
   
La Syndiquée ringarde n’est pas rêveuse,
   
La Fourmi n’est pas prêteuse ;
   
C’est là son moindre défaut.
   
C’est là son moindre défaut.
   
"Quand le délire boursier était si haut,
    
" Que faisiez-vous au temps chaud ?
    
Que faisiez-vous ?" dit-elle à l’emprunteuse.
     
Dit-elle à cette emprunteuse
    
"Nuit et jour à tout venant
     
-Nuit et jour à tout venant
    
Je spéculais, ne vous déplaise.
    
Je chantais, ne vous déplaise.
    
Vous spéculiez ? J’en suis fort aise :
    
-Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
     
Eh bien ! cotisez maintenant."
     
Eh bien dansez maintenant. "

         (La Fontaine, Lionel Goutelle)

 

Rappel : Enron était une énorme entreprise américaine des années 2000 présentée et louée partout (y compris dans la presse française) comme l’exemple par excellence de l’efficacité du " marché libre ". Ses profits semblaient énormes et ses employées avaient justement leur retraite indexée sur ceux-ci (une "  solution " qu’on nous propose pour nos futures retraites, rire). Malheureusement, tout cela n’était qu’un château de carte et les " bilans " de l’entreprise étaient truqués, alors qu’ils avaient été " certifiés " par de pseudos " expert s indépendants". Quand la faillite fût venue, les patrons de l’entreprise -comme chez Airbus récemment- avaient anticiper le krack et vendu leurs actions à temps pour en tirer de colossaux profits. Il n’en fût pas de même pour les petits actionnaires, éternels " cocus " du capitalisme comme le dit si joliment Bernard Maris dans son livre " La bourse ou la vie ". Et pourtant, nous nous apprêtons à lâcher notre système par répartion pour ce genre de " système "…. Après tout, il suffit juste d'avoir un peu de chance pour que ça ne tombe par sur nous.Il y a bien des gagnants au loto non? Nous vivons bien dans un monde de fables....

 

3) Le Service Public qui  veut se faire aussi "rentable" que la multinationale.

 

Un service Public vit une multinationale
Aux profits apparents de belle taille.
Lui qui n'avait pas une telle fin initiale,
Envieu, se déforme, s'enfle et se travaille

Pour égaler de son modèle les "affaires",

Disant: "Regardez bien chers actionnaires,

Ma rentabilité est-elle suffisante?

-Nenni- La précarité intéressante?

-Point du tout- Les salaires assez rachitiques?

-En rien- Mes O.P.A suffisantes? M'y voilà?

-Vous n'en approchez point". Le Service Public

Se renia si bien qu'il creva.

 

Le monde est plein de libéraux qui ont la rage.

On veut réduire l'utilité à la finance.

On veut d'automatiques pourcentages.
On veut des impôts l'utilité sans la dépense.

 

(D'après "La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf")


 


L’Etat voyou U.S et l’O.N.U
Le Loup et l’Agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure:
La raison du plus fort est toujours la meilleure:
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
L’organisation des Nations Unis travaillait
Un agneau se désaltérait
A désarmer un tyran sans morts inutiles.
Dans le courant d’une onde pure.
Surgit Bush, cherchant un alibi habile
Un loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Pour annexer cet état pétrolier.
Et que la faim en ces lieux attirait.
"Qui te rend si hardi de troubler mon carnage?
" Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit ce président plein de rage:
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Tu seras châtié de ta témérité.
-Sire U.S, répond l’O.N.U, que votre Majesté
-Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère;
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Mais plutôt qu’elle considère
Que d’armes de destruction massive
Que je me vas désaltérant
Il n’existe aucune preuve incisive.
Dans le courant,
Et que par conséquent, en aucune façon
Et que par conséquent, en aucune façon,
Ne s’impose de provoquer un tel typhon.
Je ne puis troubler sa boisson.
-Ces preuves existent, reprit cet état cruel,
-Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Tony Blair a trouvé un document sans appel.
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
-Mais il l’a fabriqué et c’est un faux grossier,
-Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’O.N.U, et on ne peut l’accepter.
Reprit l’agneau, je tette encor ma mère.
-Nous avons des vidéos irréfutables.
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
-Un gamin les bricolerait- C’est insupportable ;
Je n’en ai point .-C’est donc quelqu’un des tiens :
Vous n’êtes que de vils anti-américains
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos institutions, et tous ces humains.
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge."
On me l’a dit : il faut que je me venge."
Là dessus, au mépris du droit des nationalités
Là dessus, au fond des forêts
Bush emporte l’O.N.U, et puis la mange,
Le Loup l’emporte, et puis la mange,
Sans autre forme de procès.
Sans autre forme de procès.

 

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