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L'ECOLOGIE: des fables pour (mourir de?) rire

 

1) L’Homme ayant voulu ignorer le Climat

2) L'Homme (occidental et bourgeois) et le Réchauffement de la Terre

3) L’Ecologiste et le Socialiste

4) L'Homme (occidental et bourgeois) et l'Atmosphère

 

1) L'Homme ayant voulu ignorer le Climat
Le Cheval s'étant voulu venger du Cerf

 

Longtemps le Climat cohabita avec les hommes,
De tout temps les Chevaux ne sont nés pour les hommes.
Lorsque de petits dégâts l'Homme fabriquait.
Lorsque le genre humain de gland se contentait,
Arbres, rivières, air pur sur la terre habitaient,
Ane, Cheval, et Mule, aux forêts habitait ;
Et l'on ne voyait pas comme au siècle où nous sommes,
Et l'on ne voyait point, comme au siècle où nous sommes,
Tant d'inondations et de chaleur,
Tant de selles et tant de bâts,
Tant de forets au trépas,
Tant de harnois pour les combats,
Tant d'incendies et de malheurs,
Tant de chaises, tant de carrosses,
Comme aussi on ne voyait pas
Comme aussi ne voyait-on pas
Tant de voitures et de climatisations.
Tant de festins et tant de noces.
Or l'Homme fit alors le rêve pour lui mortel
Or un Cheval eut alors différent
De se fabriquer un paradis artificiel :
Avec un Cerf plein de vitesse,
Il eut recours à l'industrialisation,
Et ne pouvant l'attraper en courant,
Et fît usage de la machine
Il eut recours à l'Homme, implora son adresse.
Pour soulager son échine.
L'Homme lui mit un frein, lui sauta sur le dos,
Celle-ci d'évidence
Ne lui donna point de repos
Démultiplia sa puissance.
Que le Cerf ne fût pris, et n'y laissât la vie ;
Et cela fait l'homme remercie
Et cela fait, le Cheval remercie
La machine sa bienfaitrice, disant : "merci à vous ;
L'Homme son bienfaiteur, disant : Je suis à vous ;
Vous m'avez permis de quitter ma sauvage vie.
Adieu. Je m'en retourne en mon séjour sauvage.
-Mais dit la machine, je peux faire mieux pour vous.
- Non pas cela, dit l'Homme ; il fait meilleur chez nous :
Vous vous déplacerez pour un oui pour un non,
Je vois trop quel est votre usage.
Vous modifierez le climat dans vos maisons."
Demeurez donc ; vous serez bien traité.
Hélas que vaut un tel secondaire confort
Et jusqu'au ventre en la litière.
Quand on le paye d'un futur si mort ?
Hélas ! que sert la bonne chère
L'Homme s'aperçut qu'il avait fait folie ;
Quand on n'a pas la liberté ?
Mais il n'était plus temps ; déjà de la vie
Le Cheval s'aperçut qu'il avait fait folie ;
De ses enfants l'allali il avait sonné.
Mais il n'était plus temps : déjà son écurie
Il mourut en traînant son "progrès"
Etait prête et toute bâtie. Il y mourut en traînant son lien.
Sage s'il n'eut pas fuit le moindre effort.
Sage s'il eût remis une légère offense.
 

 

Quel que soit le plaisir que cause le confort,
Quel que soit le plaisir que cause la vengeance,
C'est l'acheter trop cher que l'acheter d'un bien
C'est l'acheter trop cher, que l'acheter d'un bien
Sans qui les autres ne sont rien.
Sans qui les autres ne sont rien.

 

(D'après "Le Cheval s'étant voulu venger du Cerf", La Fontaine)

 

 
2) L'Homme (occidental et bourgeois) et le Réchauffement de la Terre


Rien ne sert de courir, il faut partir à point :
L'Homme et le Réchauffement en font témoignage.
"Gageons dit celui-ci, que vous n'entraverez point
Mon massacre- Sitôt ? Etes vous sage ?
Repartit l'Homme léger :
Mon obtus pessimiste, il vous faut purger
De votre esprit cet imbécile désordre.
-Sage ou non, je parie encore"
Ainsi fût fait ; et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Le futur de nos enfants était l'affaire,
Et d'un tel juge l'on convint.
Un mode de vie notre homme devait défaire,
J'entends de ces comportements sans fins
Où l'on consomme sans discernement des produits
Sans réfléchir au malheur qu'on induit.
Ayant dis-je, du temps de reste pour moins polluer,
Pour moins rouler et pour moins climatiser
A outrance, il laisse son destructeur
Aller son train de sénateur.
Il part, donne d'évidents signes d'alerte
En espérant que ce ne soit en pure perte.
Lui cependant méprise de tels indices,
Tient le danger pour factice,
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard. Il multiplie sciemment
Fausses conférences et faux engagements
Et déguise les preuves en injustifiées peurs.
A la fin, quand il vit
Que l'autre touchait presque au but
Il partit comme un trait. Mais les efforts qu'il fit
Furent vains : Le Réchauffement gagnant fût.
Celui-ci cria aux rares survivants
"De quoi vous a servi votre cerveau ?
On détruit la planète sciemment
En consommant si mal et si haut".

 

(d'après "Le Lièvre et la Tortue", La Fontaine)

 

3) L’Ecologiste et le Socialiste


Maître Ecolo, à un scrutin représenté,
Tenait en son bec un bon pourcentage.
Maître Socialo, par son succès alléché,
Lui tînt à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur l’Ecolo,
Que vous êtes fin, que vos projets sont beaux !
Sans mentir, si votre efficacité
Se rapporte à vos idées,
Votre place est dans mon gouvernement."
A ces mots, l’Ecolo se sent enfin important
Et pour montrer sa bonne volonté,
Fait le figurant et lâche ses idées.
Le Socialo les détruit et dit : "Mon bon écolo,
Apprenez que de toute participation,
Votre électeur attend un minimum d’action...
Cette leçon vaut bien sa sanction de facto."
L’Ecolo, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

 

(D’après "Le Corbeau et le Renard, La Fontaine, en "hommage" à la participation des écologistes au gouvernement Jospin, alors que le réchauffement climatique s’installait tranquillement)

 

 

4) L'Homme (occidental et bourgeois) et l'Atmosphère

Le cerf et la vigne
 


L'Homme, à la faveur d'une couche fort haute,
Un Cerf, à la faveur d'une Vigne fort haute
Et telle qu'on en voit en de certains climats,
Et telle qu'on en voit en de certains climats
S'étant mis à couvert et sauvé du trépas,
S'étant mis à couvert, et sauvé du trépas,
Le soleil pour ce coup, croyait ses rayons en faute :
Les Veneurs pour ce coup croyaient leurs Chiens en faute.
Il les rappelle donc. L'Homme, hors de danger,
Ils les rappellent donc. Le Cerf hors de danger
Détruit sa bienfaitrice : imbécilité extrême !
Broute sa bienfaitrice ; ingratitude extrême ;
Il s'assoiffe, se réchauffe, se fait brûler.
On l'entend, on retourne, on le fait déloger,
Il vient mourir en ce lieu même.
Il vient mourir en ce lieu même.
"Je ne peux rien, dit-il, contre ce réchauffement.
J'ai mérité, dit-il, ce juste châtiment :
C'est la nature". Il tombe en ce moment.
Profitez-en, ingrats.  Il tombe en ce moment.
Les rayons en font curée : Il lui fut inutile
La meute en fait curée. Il lui fut inutile
De jurer civisme à sa mort arrivée.
De pleurer aux (3) Veneurs à sa mort arrivés.

Vrai image de ceux qui profanent l'asile
Vraie image de ceux qui profanent l'asile
Qui les a conservés.
Qui les a conservés.

 

(d'après "Le cerf et la Vigne", La Fontaine)

 

 

 

 

 

 

 

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