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1) Le Chroniqueur libéral et le Service de santé public.
2)Le Pigiste intègre et le Patron de presse corrompu
3) Le " Contestataire " devenu médiatique
4) Serge July détruit par ses idées.



1) Le Chroniqueur libéral et le Service de santé public


Les libéraux mentent effrontément.
Un pseudo vulgarisateur économique
Tomba malade si sérieusement
Qu’il pensait sa mort fatidique :
Une infection le menaçait.
De bonheur pour lui, qui désespérait,
Existait un Service de santé gratuit.
Il lui fait signe ; celui-ci le soigne.
Voici des examens au coût inouï.
Il le sauve, et demande qu’on témoigne
De la supériorité du secteur public.
"être honnête ? dit le journaliste :
Vous riez mon bon utopique !
Quoi n’est-ce pas déjà sympathique
Que mon histoire soit publiée et existe ?
Allez, vous êtes un ingrat :
N’attendez pas l’honnêteté des médias"


(D’après "Le Loup et la Cigogne", En "hommage" à Jean Marc Sylvestre. Tombé malade sérieusement, il ne dût sa survie -selon son propre aveu- qu’au fait qu’on se trouvait dans un service public et qu’on ne regardait pas à la dépense des examens nécessités par son état. Une fois revenu à la vie, il continue à nous servir son discours ultra-libéral sur les " archaismes de la France " et les bienfaits du " marché ". Nous vivons bien un monde de fables )

 

 

2) Le Pigiste intègre et le Patron de presse corrompu


Un Pigiste n'avait que les os et la peau
Tant les journalistes faisaient bonne garde.
Il rencontra leur Patron, aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, démontrer sa malhonnêteté,
Le Pigiste l'eut fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et l'homme avait partout des hommes de pailles,
Et pouvait gagner, même si malhonnêtement.
Le Pigiste l'aborde donc humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son influence qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi connu que moi, lui dit notre chrétien.
Quittez votre honnêteté, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Chômeurs méconnus, pauvres diables
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré ; point de franc métier,
Tout à la pointe d'un C.D.D.
Suivez moi : vous aurez un bien meilleur destin".
Le Pigiste reprit : "que me faudra-t-il faire ?
-Presque rien, dit-il : discréditer les révoltés
Qui n'acceptent pas les inégalités,
Flatter ceux du logis, à son maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera bénéficiaire de toutes les façons,
Repas en ville et stocks options
Sans parler de votre nouveau carnet d'adresses."
Le Pigiste, ébloui, se laisse aller
A imaginer d'une telle vie l'ivresse.
Chemin faisant, il vit le col de l'envié
Qu'est-ce là ? lui dit-il. -Rien- Quoi ? rien ?
-Peu de choses.
-Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
-Lié ? dit le Pigiste : vous n'écrivez donc pas
Ce que vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
Il importe si bien, que de vos nocifs contrats
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrait pas même à ce prix un trésor."
Le Pigiste s'enfuit, mais il galère encor.


(D'après Le Loup et le Chien, La Fontaine. En hommage à Pierre Carle et tant d'autres qui préfèrent être pauvres et libres que riches et enchaînés….)

 

3) Le Contestataire devenu médiatique


Un Contestataire voulant d'audience grande part,
Des "petites gens" snobant le voisinage,
Crut qu'il fallait s'aider de la peau du renard,
Et des médias devenir un grand personnage.
Il se déguise, des médias endosse le ton,
Fait de l'apparent audimat son obsession,
Sans oublier qu'ici, du public on s'amuse.
Pour pousser jusqu'au bout la ruse,
Il aurait volontiers écrit sur son chapeau :
"C'est moi qui passe le mieux sur les plateaux."
Sa personne étant ainsi faite,
Et l'audimat obssessionnellement en tête,
Notre sycophante approche doucement.
Le journaliste, aux puissants faisant ses courbettes
Dormait profondément.
Son patron aussi, comme son oreillette.
Le public dormait pareillement.
L'hypocrite les laissa faire ;
Et pour pouvoir libérer les futurs affranchis
Il voulut ajouter les arguments aux habits,
Chose qu'il croyait nécessaire.
Mais cela gâta son affaire :
Il ne put des médias contrefaire la loi.
Ses arguments firent retentir les voix,
Et découvrirent de la censure tout le nerf.
Chacun se réveille à ce son,
Le public, l'annonceur, le patron.
Le pauvre Contestataire, dans cet esclandre,
Empêché par son audimat obsession,
Ne put ni fuir ni se défendre.

Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre.
Que le militant agisse en militant.
C'est de loin le plus pertinent.


(d'après "Le Loup devenu Berger", La Fontaine)

 

 



4)Serge July détruit par ses idées
L'oiseau blessé d'une flèche


Subitement viré pour profit atrophié,
Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un gaucho renié déplorait sa destinée,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroit de douleur :
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
Cruels libéraux, vous tirez de mes écrits
Cruels humains, vous tirez de nos ailes
De quoi justifier vos infamies.
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne riez pas journalistes payés :
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Du marché aussi votre sort dépend."
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre."
Des médias de marché, toujours l'épopée
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fera rire l'autre camps.
Fournira des armes à l'autre.


(Lionel Goutelle, d'après "L'oiseau blessé d'une flêche". Les positions de Serge July -au fur et à mesure des reniements de la philosophie originale ayant présidé à la création du journal  Libération-  sont d'un cynisme inimaginable. Lire à ce propos "Libération de Sartre à Rothchild", de Pierre Rimbert, éditions raisons d'agir)

 

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