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1) Le "Socialiste" et les deux Camps politiques.
2) Le  "Socialiste" et les Ouvriers.
3) Le " Socialiste ", son fidèle Electeur, et l’Altermondialiste
4) Le Labour Parti acceptant la dictature des marchés

Le "Socialiste" et les deux Camps politiques

Un "Socialiste" donna tête baissée
Dans la réunion d’un patron, et sitôt qu’il y fut,
L’autre, envers eux de longtemps courroucé,
Pour le dévorer accourut.
"Quoi ? Vous osez, dit-il, à mes yeux vous produire,
Après que votre race a taché de me nuire !
N’êtes vous pas Socialiste ? Parlez sans fiction.
Oui, vous l’êtes, ou bien je ne suis pas patron.
-Pardonnez-moi, dit le Socialiste,
Je ne suis pas dogmatiste.
Moi Socialiste ! Des méchants vous désinforment.
Grâce à ma reconversion
Je suis libéral, voyez mes réformes.
Vive la bourse et des impôts la diminution."
Sa trahison plut, et sembla bonne.
Elle fait si bien qu’on lui donne
Liberté de se retirer.
Deux jours après, notre cher ami
Aveuglément se va fourrer
Chez les prolétaires, aux exploiteurs ennemis.
Le voilà derechef en danger de sa vie.
Les exploités, avec leurs déclarations,
Voulaient le sanctionner aux prochaines élections,
Quand il protesta qu’on lui faisait outrage :
"Moi, pour inutile passer ! Vous n’y regardez pas.
Qui fait la gauche ? Ce sont les moindres dommages.
Bien plus rapide serait votre exploitation
Si des libéraux, vous acceptiez la franche action".
Maints démagogues, d’écharpe changeant,
Aux dangers, ainsi que lui, ont souvent fait la figue.
L’opportuniste dit -mais pour combien de temps ? -
Vive le marché, vive la ligue !

(D'après  " La chauve-souris et les deux belettes ". En "hommage" au double langage du PS, à la fois libéral et socialiste, ou encore à monsieur Jospin qui déclarait ouvertement en 2002 –mais finalement c’était plus honnête au regard du faux engagement " socialiste " que s’apprête à nous servir Ségolène Royale en 2007- qu’il n’avait plus rien de socialiste. Mais les socialistes devraient se méfier…ils risquent bien de ne satisfaire aucuns des deux camps…ni les salariés, ni les actionnaires.)

 

 

Le Socialiste et les Ouvriers

Compère Socialiste se mit un jour en tête
D'appeler les Ouvriers à voter pour lui.
Le résultat fut minable et leur statut détruit.
Le galand, pour toute fête,
Leur offrit de petites "avancées sociales",
Mais accompagnées de telles restrictions
Et de tels reculs de leur condition,
Que l'affaire fut jugé par eux déloyale.
Le PNB finissait dans les mêmes assiettes,
Et les ouvriers n'en purent attraper miettes.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelques temps de là, les ouvriers le prient.
"Volontiers, leur dit-il ; car avec mes amis,
Je ne fais point cérémonie."
A l'heure dite, il courut au congrès
Des Ouvriers, ses habituels alliés,
Loua très fort leur vote anti-droite,
Crût sa réélection déjà dans la boîte.
Il salivait d'avance à l'idée
De cette réélection quasiment gagnée.
Or on s'abstint, pour l'embarrasser,
Et du premier tour, il ne passa l'embouchure.
Ainsi les Ouvriers lui firent payer
De sa trahison l'évidente démesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.

Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez vous à la pareille.

(D'après "Le Renard et la Cigogne", en "hommage" à ce représentant socialiste, autodestructeur déterminé de ses propres valeurs, qui appelait les salariés débauchés de Moulinex à ne plus rêver et à accepter la " loi du marché ". " Rire ")

 

Le " Socialiste ", son fidèle Electeur, et l’Altermondialiste

Le fidèle Electeur de gauche allant voter
Et préparer l’élection annoncée,
Ferma sa porte aux hésitations
Et dit à ceux de l’altermondialisation :
" Gardez-vous sur votre vie,
De voter que l’on ne vous ait dit,
Pour programme et avec détermination :
" Vive la gauche efficace ! "
Comme il disait ces mots,
Le faux Socialiste passe ;
Il les recueille à propos.
L’Electeur de gauche, comme on peut le croire,
N’avait pas vu le fanfaron.
Celui-ci parti, l’autre contrefait son ton
Et demande d’une voix papelarde
Qu’on vote en criant " vive la gauche "
Et croit déjà l’élection dans sa poche.
L’altermondialiste, soupçonneux, trénarde
" Vos nationalisations, ou je ne voterai point "
Dit-il d’abord. Nationalisation est un point
Chez la " gauche ", comme on sait, peu en usage.
Celui-ci, fort surpris d’entendre ce langage,
Comme il était venu s’en retourna chez soi.
Ou serait l’Altermondialiste, s’il eut ajouté foi,
Au superficiel engagement que de fortune,
Notre faux Socialiste aurait tenu ?
Deux sûretés valent mieux qu’une,
Et le trop en cela ne fut jamais perdu.

(D'après " Le Loup, la Chèvre , et le Chevreau ". Il faudrait qu’on ait l’imagination d’inventer, lorsque la "gauche" sollicite notre vote, des garanties valant engagement de sa part à tenir sa parole accompagnées d’une sanction forte que nous aurions le droit de lui infliger en cas de trahison prononcée de ses valeurs. Après tout, ce ne serait là rien d'autre que le service d'après vente qui va de soi dans le commerce )

 

Le Labour Parti acceptant la dictature des marchés

Le Labour Parti, naguère si révolté,
Plia discrètement devant la " loi des marchés ".
Les médias l’avaient marginalisé.
Là se reniant à profusion,
Le brigand fit des acquis sociaux la lie,
Privatisa, emprisonna : Dieu sait la vie
Qu’aux pauvres il fit en cette occasion !
Le voilà, pour conclusion,
Rejeté, discrédité et haï.
Inquiet, il prit de son électorat le pouls,
Et comprit qu’il risquait qu’il le désavoue.
Mais démagogue, il plaide la méprise,
Et s’essaie à de nouveaux tours.
" Que les pauvres nous fuient, quelle surprise !
Nous sommes leur unique espoir depuis toujours ".
Un cinéaste qui les avait en haine,
Leur dit : " vous aviez lors des valeurs sans peine.
Que sert aux pauvres que vous soyez au pouvoir ?
Ce que je vous dis là, il faut le dire à d’autres ;
Faisons connaître, pour ne pas le revoir,
Votre contre-exemple à ceux des nôtres. "

(D'après " La Belette entrée dans un grenier ", Le bilan catastrophique du blairisme semble pointer son nez. Fini la fable de la " réussite " du modèle anglo-saxon. Et pourtant, il y a déjà trois ou quatre ans Le Monde titrait lui-même : " plus de 50% d’enfants pauvres à Londre ". ça mettait la puce à l’oreille non ? ça n’empêche toujours pas les politiciens français de faire comme si cette fable était toujours d’actualité. Il est vrai qu’il ne faudra pas compter sur les journaux pour nous avouer qu’ils nous ont bluffer pendant toutes ces années. Quoique ce ne serait pas le premier retournement inouï qu’ils nous serviraient : voir à ce propos comment ils se sont débaréssés de leurs responsabilité dans l’affaire d’Outreau par exemple)

 

 

 

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