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1) L’O.M.C et la vieille Militante

2) L’Etat voyou U.S et l’O.N.U

3) Le Producteur d’O.G.M. et l’Europe

4) L’Europe et sa lâcheté civique

5 Le Colonisateur israélien et le droit international

6) Les arguments de la Gauche américaine

7) L’état U.S blessé par les terroristes qu’il a formé.

8) Les U.S.A et le Commissaire européen

1) L’O.M.C et la vieille Militante

J’ai lu chez un conteur de fables,

Que l’O.M.C, la tueuse de petites gens,

L’exterminatrice des petits paysans,

Rendait ces derniers misérables.

J’ai lu, dis-je, en certain auteur,

Que cet organisme manipulateur,

Vrai cerbère, était craint une lieu à la ronde :

Il voulait des droits dépeupler le monde.

Les protections sociales et leurs garanties,

Les conditions de travail et leur progrès,

N’étaient que jeu auprès de lui.

Comme il voit que les citoyens révoltés

Veulent toujours plus d’égalité

Qu’ils n’abdiquent pas, qu’il avait beau chercher,

Le galand fait le faux, et du haut des marchés

Invoque l’équité : la bête scélérate

Détourne l’idée de progrès de sa patte.

Les pays pauvres croient que c’est vérité,

Qu’il œuvre au progrès de l’humanité,

Qu’il n’a pour intérêt que le bien du monde ;

Enfin qu’il n’y a là rien d’immonde.

Tous, dis-je, unanimement,

Adoptent son règlement,

Font assaut de privatisations,

D’"ouverture" et de déréglementations,

Puis baissent leurs impôts,

Puis décrètent leurs services publics en trop.

Mais voici une autre fête :

L’investisseur, de ses capitaux jouant,

Leur fabrique d’insupportables dettes.

"Nous en savons plus d’un se dit-il en les gobant :

Nos lobyistes veillent ; et leurs requêtes

Seront détruites, c’est écrit :

Au final, ils nourriront tous nos profits."

Il pensait vrai : maître O.M.C,

Pour l’énième fois, les trompe et les affine,

Blanchit ses théories et s’enfarine ;

Et de la sorte légitimée,

Leur vante l’économie "libre et ouverte".

Ce fût à lui bien avisé :

La gent pauvre s’en vient chercher sa perte.

Seule une Militante, sans plus, s’abstint.

C’était une vieille routière, elle jouait fin.

L’A.M.I elle avait vaincu à la bataille.

"Ton libéralisme ne me dit rien qui vaille,

Rien ne te sert d’être colombine,

Car quand tu serais saint, je n’approcherais pas.

C’était bien dit à elle ; j’approuve sa prudence :

Elle était expérimentée,

Et savait que la méfiance

Est mère de la sûreté.

(D’après "Le Chat et le vieux Rat, La Fontaine. En vrai hommage au travail de Suzanne Georges qui par son travail d’information (et apparemment auprès des socialistes eux-mêmes qui, d’après leur version, s’apprêtaient à le signer sans savoir vraiment ce qu’il cachait –rire- ) sur l’A.M.I (un document qui permettait aux entreprises étrangères de s’installer sur le sol national en ignorant ses lois sociales) a permis d’empêcher sa signature. Une des grandes victoires citoyennes)

 

 

 

2) L’Etat voyou U.S et l’O.N.U

La raison du plus fort est toujours la meilleure:

Nous l’allons montrer tout à l’heure.

L’organisation des Nations Unis travaillait

A désarmer un tyran sans morts inutiles.

Surgit Bush, cherchant un alibi habile

Pour annexer cet état pétrolier.

"Qui te rend si hardi de troubler mon carnage?

Dit ce président plein de rage:

Tu seras châtié de ta témérité.

-Sire U.S, répond l’O.N.U, que votre Majesté

Ne se mette pas en colère;

Mais plutôt qu’elle considère

Que d’armes de destruction massive

Il n’existe aucune preuve incisive.

Et que par conséquent, en aucune façon

Ne s’impose de provoquer un tel typhon.

-Ces preuves existent, reprit cet état cruel,

Tony Blair a trouvé un document sans appel.

-Mais il l’a fabriqué et c’est un faux grossier,

Reprit l’O.N.U, et on ne peut l’accepter.

-Nous avons des vidéos irréfutables.

-Un gamin les bricolerait- C’est insupportable ;

Vous n’êtes que de vils anti-américains

Vous, vos institutions, et tous ces humains.

On me l’a dit : il faut que je me venge."

Là dessus, au mépris du droit des nationalités

Bush emporte l’O.N.U, et puis la mange,

Sans autre forme de procès.

(d’après "Le Loup et l’Agneau". Rappelez-vous le général Powell, ses vidéos et ses fioles devant l’O.N.U. Résultat objectif : des centaines de milliers de morts, un pays démoli en état de guerre civile quotidienne. Pas une excuse, pas une repentance. Du droit de tuer impunément en toute tranquillité…)

 

3) Le Producteur d'O.G.M et l'Europe

Un Producteur d'O.G.M voulant exporter
Mais ne sachant où planter fardeau si contesté
Fait si bien qu'à la fin l'Europe il convainc
De lui prêter de sa terre quelques lopins.
Au bout de quelques temps celle-ci revient.
Il lui demande encore une quinzaine,
Ses O.G.M ne se disséminant qu'à peine.
Pour faire court, il l'obtient.
Ce second terme échu, l'autre lui redemande
Des résultats de l'expérience des garanties.
Le Producteur cette fois-ci montre les dents et dit :
"J'ai irrémédiablement contaminé vos landes
Et vous ne pouvez plus nous mettre dehors".
Partout ses plans d'O.G.M étaient déjà forts.

Ce qu'on donne aux méchants toujours on le regrette.
Pour tirer d'eux ce qu'on leur prête,
Il faut que l'on en vienne aux coups ;
Il faut faucher les plans d'O.G.M et les abattre.
Laisser leur prendre un pied chez vous,
Ils en auront bientôt pris quatre.

(d'après "La Lice et sa Compagne, La Fontaine)

4)L'Europe et sa Lâcheté civique

Un palestinien désespéra tua par ses coups
Des israéliens. Sharon, vicieux et casse-cou
Pour mieux faire monter leur haine,
Amalgama à la violence malsaine
Tout humain voulant le droit international.
Le peuple palestinien aussitôt s'enterre,
Journalistes et "penseurs" s'autocensurèrent.
Beaucoup s'enfuyèrent au final.
L'Europe, apeurée par ses propres lois,
Craignit que quelque sharonniard
Déclara antisémite son juste droit,
Ne le soutint terroriste et barbare.
"Adieu, justice, dit-elle ; je me tais ici :
Les lois de l'O.N.U seraient terroristes aussi,
Et quand je ne ferai que mon devoir civique,
Je craindrais même encor". Le terrien repartit :
Vous me prenez pour cruche ! Ces droits sont logiques
Ce sont les frontières que l'O.N.U fit.
-On les transgressera,
Dit l'apeurée, et on les détruira.
J'aurais beau protester ; le droit et la raison
Finiront dans les prisons".

(D’après "Les oreilles du Lièvre, La Fontaine. Faut-il rappeler que le gouvernement Sharon, contrairement à l'autorité palestinienne, a rejeté "l'accord de Genève" comme base de négociation sérieuse, alors que cet accord, élaboré en commun par des israéliens et des palestiniens de bonne volonté, était déjà un recul par rapport aux frontières de 1967 reconnues par l'O.N.U ?)

 

5)Le Colonisateur israélien et le droit international

Certain pro-Sharon, d'autres disent occupant,
Voulant annexer une terre sans pitié,
Vit des opposants argumentant
Par le droit, l'histoire et l'équité.
Le tueur les eut volontiers censurés,
Mais ne pouvant évoquer la raison, il dit :
"Ils sont antisémites, c'est de la comédie."

Fit-il pas mieux que sa violence d'étaler ?

(d'après "Le Renard et les Raisins", La Fontaine. Faut-il rappeler qu’on a tenté d’assimiler certains critiques français de la politique de l’Etat israêlien à des antisémites  ?. Ainsi, entre autres choses, le procès intenté à Daniel Mermet. Ce qui est " fou " dans cette affaire et qui prouve que les choses anormales progressent quand à la destruction de mœurs démocratiques élémentaires dans ce pays, c’est par exemple qu’Alexandre Adler, l’auteur de cette accusation particulièrement fallacieuse (et d’ailleurs rejetée) n’ait pas été condamné d’office par toute la profession des journalistes qui -pour la plupart- ont endossés très opportunément les habits de l’observateur extérieur neutre, comme s’il n’y avait pas eu là tentative d’abolition d’un discours critique ?

6) Les arguments de la Gauche américaine

Un terroriste obtus blessa de violents coups

L’Etat U.S, qui plein de courroux,

Et profitant de l’aubaine,

Bannit des lieux de son domaine
Tout discours incriminant les faucons.

Télévisions, journaux aussitôt plièrent :

Pratiquants de l’islam s’effacèrent :

Chacun à se cacher fût prompt.

Un opposant voyant la portée de ses arguments,
Craignit que quelque inquisiteur malsain
Ne les interpréta comme anti-américains

Ne les soutint au terrorisme équivalents.

" Adieu, ex-démocratie, je pars d’ici :

Mes dires enfin seraient terroristes aussi ;

Et même s’ils sont évidents et prouvés,

Je crains même encor. " Le naïf répartit :

" Terroristes ces vérités ? Vous vous méprenez,

Ce sont arguments acquis.

-Mentant, on les dira causes de la violence,

Dit l’opposant terrorisé, et vraie démence.
J’aurais beau protester : mon dire et mes raisons

Iront aux illégales prisons. "

 

 

(D’après Les oreilles du Lièvre, La fontaine. " faucons " est un surnom donné aux néo conservateurs américains. Après le 11 septembre, je me souviens avoir vu une scène ou michael more, l’auteur à l’époque de documentaires très critiques sur la société américaine, n’arrivait même pas à prendre un taxi tant il était implicitement traité comme un anti-américain. La belle aubaine que cet acte terroriste pour mettre au pas tous les opposants. On n’ose imaginer le sort réservé à certains ressortissants d’origine africaine, spécialement s’ils se permettaient d’être de gauche à l’époque)

 

7) L’Etat U.S blessé par les terroristes qu’il a formé

Gravement blessé par l’action d’illuminés

L’Etat U.S déplorait sa triste destinée,

Et disait, en souffrant un surcroît de malheur !

Tueurs, vous utilisez notre éducation

Pour attaquer nos propres institutions

Mais ne vous moquez point, européens sans pitié :

Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre.
De vos anciens colonisés toujours une moitié

Fournira des armes à l’autre. "

(D’après l’Oiseau blessé d’une flèche, La Fontaine. Faut-il rappeler que ce sont les américains qui ont formé Ben Laden ?)

 

 

8) Les U.S.A et le Commissaire européen

Les U.S.A subventionnent gloutonnement.
Les U.S.A donc soutenant leur acier
Méprisèrent, dit-on tellement

Les " règles " imposées à leurs pseudos " alliés ",

Qu’une amende astronomique les menaçait
De bonheur pour eux, qui ne pouvaient contester,

Près de là passe un Commissaire européen.
Ils lui font signe, il accourt.

Voilà le commissaire mis au refrain.

Il ne déposa plainte, puis pour un si bon tour

Demanda un geste similaire.

" Un geste similaire ? dirent ces loups :

Vous riez mon bon compère !

Quoi ? ce n’est pas encore beaucoup

D’avoir du marché mondial quelques bouts ?

Allez, vous êtes un ingrat :

Ne tombez jamais sous mes pas. "

(d’après Le Loup et la Cigogne, La Fontaine)

 

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