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Le Cochet, le Chat, et le souriceau.
Mélanchon, les Médias, et l’Electeur.

 

 

Un Souriceau tout jeune, et qui n’avait rien vu
Un électeur tout jeune, et qui n’avait rien vu,
 Fut presque pris au dépourvu
Fut presque pris au dépourvu
Voici comme il conta l’aventure à sa mère
Voici comme il conta l’aventure à sa mère
J’avais franchi les Monts qui bornent cet Etat
J’écoutais B.F.M qui borne le pensable
Et trottais comme un jeune Rat
Et me voulait très responsable
Qui cherche à se donner carrière,
En cherchant surtout à ne pas mal faire,
Lorsque deux animaux m’ont arrêté les yeux ;
Lorsque deux candidats m’ont arrêté les yeux :
L’un doux bénin et gracieux,
L’un diplômé, calme et sérieux,
Et l’autre turbulent, et plein d’inquiétude
Et l’autre turbulent et plein d’inquiétude
Il a la voix perçante et rude
Il a discours percutant et rude
Il a sur la tête un morceau de chair,
On le dit vêtu d'un drapeau rouge
Il a en tête
Il a en tête
Une sorte de bras dont il s’élève en l’air
Un programme pour que tout bouge
Comme pour prendre sa volée,
Comme pour tuer les inégalités
La queue en panache étalée.
Désobéir à l'Europe libéralisée.
Or c’était un Cochet dont notre Souriceau
Or c’était de Mélanchon dont notre électeur
Fit à sa mère le tableau,
Dit à sa mère sa frayeur.
Comme d’un animal venu de l’Amérique

Comme Roosevelt l’avait fait en Amérique
Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras,
ll mettrait, dit-il, les banques au diapason,
Faisant tel bruit et tel fracas
Faisant tel bruit et telles affirmations
Que moi, qui grâce aux Dieux, de courage me pique,
Que moi qui grâce aux médias, de sagesse me pique,

En ai pris la fuite de peur,
En ai pris la fuite de peur,
Le maudisant de très bon cœur.
Le maudissant de très bon cœur.
Sans lui j’aurai fait connaissance
Sans lui j’aurai fait connaissance
Avec cet animal qui m’a semblé si doux
Avec ce Macron qui semble si doux
Il est velouté comme nous,
Il est anti-système comme nous,
Marqueté, longue queue, une humble contenance ;
Décontracté, connaissant la finance ;
Un modeste regard, et pourtant l’œil luisant :
Un super costard, et portant l’œil luisant :
Je le crois fort sympathisant
Je le crois fort sympathisant
Avec Messieurs les Rats ; car il a des oreilles
Avec les jeunes, car il a des promesses
En figure aux nôtres pareilles.
Affirmées  avec hardiesse.
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
J’allais pour lui voter, quand d’un discours glacial
L’autre m’a fait prendre la fuite
L’autre m’a fait douter de la suite.
-Mon fils, dit la Souris, ce doucet est un Chat,
-Mon fils, dit la mère, ce Macron est un libéral,
Qui sous son minois hypocrite
Qui sous son minois hypocrite
Contre toute ta parenté
Contre tous les salariés
D’un malin vouloir est porté.
Des dominants fait les volontés.
L’autre animal tout au contraire
L’autre excité tout au contraire
Bien éloigné de nous mal faire,
Bien éloigné de nous mal faire,
Servira quelque jour peut-être à nos repas
Servira quelque jour peut-être à nos repas.
Quand au chat, c’est sur nous qu’il fonde sa cuisine.
Quand à Macron, il obéit aux marchés.
Garde-toi, tant que tu vivras,
Garde-toi, tant que tu voteras,
De juger des gens sur sur la mine.
De juger ces gens par médias interposés.




 

    

   

   

 

 

 

 

 

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