L'Etat et la Finance (3 ième version)

LA CIGALE ET LA FOURMI
L’État et la Finance

La Cigale, ayant chanté
L’État ayant défiscalisé
Tout l'été,
Tous ses rentiers
Se trouva fort dépourvu
Se trouva fort dépourvu
Quand la bise fut venue.
Quand la pandémie fut venue:
Pas un seul petit morceau
Pas assez de capitaux
De mouche ou de vermisseau .
Pour des besoins aussi vitaux
Elle alla crier famine
Il alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
Chez la Finance qui l’assassine
La priant de lui prêter
La priant de renégocier
Quelque grain pour subsister
Quelques dettes pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Jusqu’aux années qui se profilent.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Je vous paierai, lui dit-il
Avant l'août, foi d'animal,
Cédant tout, foi d’immoral,
Intérêt et principal.
Les retraites et l’hôpital.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
La Finance n’a pas de pudeur:
C'est là son moindre défaut.
C‘est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Que faisiez-vous mon krach si haut?
Dit-elle à cette emprunteuse .
Dit-elle à cet emprunteur
Nuit et jour à tout venant
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Je vous sauvais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Vous me sauviez? J’en suis fort aise:
Et bien ! dansez maintenant.
Et bien! Crevez maintenant.

 

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