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Concours

Mardi 3 novembre 2009


Le Fiston, ayant raté ses études

Le Renard ayant la queue coupée

Un jeune branleur, mais pas très fin,
Un vieux Renard, mais des plus fins,
Grand ambitieux, grand arrangeur de scrutin,
Grand croqueur de poulets, grand preneur de lapins,
Sentant son papa d’une lieue,
Sentant son renard d’une lieue,
Fut presque à l’EPAD nommé.
Fut enfin au piège attrapé.
Par hasard les médias informés,
Par grand hasard en étant échappé,
Non par complot, mais très pro, jouent leur jeu :
Non pas franc, car pour gage il y laissa sa queue :
Etant dis-je nommé par piston et trop en vu,
S’étant dis-je, sauvé sans queue, et tout honteux,
Pour retourner les médias (se croyant habile),
Pour avoir des pareils (comme il était habile),
Un jour sur un plateau de télé il s’en fut :
Un jour que les Renards tenaient conseil entre eux :
« Mon patronyme dit-il est inutile.
« Que faisons-nous, dit-il, de ce poids inutile,
Sans lui, j’aurai été élu.
Et qui va balayant tous les sentiers fangeux ?
A quoi sert ce racisme ? il faut qu’on le coupe :
Que nous sert cette queue ? Il faut qu’on la coupe :
Si l’on me croit, la banlieue y gagnera.
Si l’on me croit, chacun s’y résoudra.
_Cet avis est truqué, dit quelqu’un de la troupe.
_Votre avis est fort bon, dit quelqu’un de la troupe.
Et les diplômés des quartiers, quel sera leur état ? »
Mais tournez- vous, de grâce, et l’on vous répondra. »
A ces mots, il se fit une telle huée,
A ces mots, il se fit une telle huée
Que le pauvre sous doué  ne pût être entendu.
Que le pauvre écourté ne pût être entendu.
Se dire légitime eut été temps perdu :
Prétendre ôter la queue eût été temps perdu :
Pour cette fois, il dût abandonner.
La mode en fut continuée.



 








(le dessin, que j'ai légèrement modifier pour des raisons de mise en page, est de Hind, dessinatrice prometteuse en herbe. Grand merci à elle)

Le Renard Le Pen et le Bouc Sarkozy 

Renard Le Pen plaidant xénophobie,
Son concurrent Sarkozy repris ses idées.
Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ;
L’autre était passé maître en fait de tromperie.
L’ambition les obligea à tomber très bas.
Dans l’abjection tous deux s’étalèrent.
Après qu’abondamment tous deux firent faux pas,
Le Pen dit à Sarko : " Que ferons-nous, compère ?
Ce n’est pas tout de parler, il faut gagner.
Attaque la banlieue, expulse les sans papiers :
Mets-les dans des charters. Pour toutes ces actions
Je dirai ma satisfaction ;
Et tout naturellement mon électorat,
Se retournera et votera pour toi.
De ce fait, je serais marginalisé,
Après quoi, tu gouvernera en paix.
-Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue
Les gens biens sensés comme toi.
Je n’aurais jamais, quant à moi,
Trouvé ce secret, je l’avoue. "
Le Pen sort légitimé, laisse l’élection
Et vous lui fait une belle prédiction,
Pour lui signifier sa responsabilité.
" Si le ciel t’eût, dit-il, donné par charité
Autant de jugement que d’ambition,
Tu n’aurais pas, à la légère,
Adopté mon discours. Tu gagnes l’élection.
Et tu crois t’en tirer, mais tu oblitère
L’avenir, qui désormais m’appartiens. "
En toute chose il faut considérer la fin.

(Lionel Goutelle, d’après " Le Renard et le Bouc ", La Fontaine)

 

 

 




Les Libéraux tueurs  et l'Etat complice

Les libéraux ayant déréguler
Tous les marchés
Se trouvèrent fort en vue
Les conséquences venus.
Par leurs profits,
Ils tuaient l’économie.
Ils allèrent crier famine
Chez l’état cette vermine.   
Le priant d’éponger
Leur meurtre financier
Jusqu’à la crise nouvelle.
Ils redirent « pas de tutelle »
Foi d’économiste
Et de prévision réaliste.
L’état n’est pas honnête,
C’est là son plus gros défaut.
« Que ferez vous de nos împots »
Dit-il d’un air bête ?
Nuit et jour à tout venant
Nous titriserons, ne vous déplaise.
 Vous titriserez? j’en suis fort aise
Eh bien ! prenez maintenant.

PS : Les libéraux ont souvent insulté les tenants de l’intervention étatique qui pour eux ont toujours été la cause des choses qui ne marchaient pas en économie (cf pour le lieu commun de cette propagande tueuse parmi d'autres Jean Marc Sylvestre, Jacques Marseille, etc...) La « titrisation » est une « technique » (traduction en langage commun: entourloupe) financière permettant à une banque de se débarasser de créances douteuses en la diluant dans de nouveaux actifs financiers qu’elle refile en douce à d’autres. Les libéraux ont souvent loué cette « imagination créatrice » des marchés qui était censée assurée une « maîtrise des risques ». Rire. Sur tous ces points et pour aller plus loin, il faut absolument lire Frédéric Lordon qui depuis au moins dix ans explique que les catastrophes n’ont rien d’étonnant et étaient largement prévisibles. Elles sont littéralement programmées dans le non contrôle des marchés financiers initié en France par ….les « socialistes » en 84 et 86 ! Rire. Ceux là même qui, comme Fabius ou Jospin aujourd’hui, font semblant de se plaindre du manque d’encadrement des marchés financiers. Tout ça est à vomir bien sûr, comme ailleurs les mesurettes socialement injustes contre le réchauffement climatique..Nous n’apprenons rien et nous vivons bien un monde de fables, mais qui pourrait bien s’avérer mortel au final pour pas mal de monde. Mais peut être le problème est-il  que beaucoup de monde espère faire parti des rares survivants qui s’en tireront, et continuent donc à jouer un jeu suicidaire….Jusqu’à quand ?






Les deux Banques

Les deux Mulets.

Deux banques s’enrichissaient : l’une de prêts contrôlés,
Deux Mulets cheminaient : l’un d’avoine chargé,
L’autre de titres dérivés.
L’autre portant l’argent de la gabelle.
Celle-ci, fière de ses  rendements
Celui-ci, glorieux d'une charge si belle,
N’eut voulu pour rien le moindre règlement.
N’eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Elle affichait fièrement ses profits,
Il marchait d’un pas relevé,
Et  vantait sa parfaite trésorerie :
Et faisait sonner sa sonnette :
Quand la crise des subprimes arrivant,
Quand l’ennemi se présentant,
Comme elle faisait des promesses du vent,
Comme il en voulait à l’argent,
Sur notre banque les créanciers se jettent,
Sur le Mulet du fisc une troupe se jette,
Font chuter son cours et la maltraitent.
Le saisit au frein et l’arrête.
La banque en se recapitalisant
Le Mulet en se défendant
Voit sa notation devenir encore pire.
Se sent percer de coups : il gémit, il soupire.
« Est-ce donc là, dit-elle, ce qu’on m’avait promis ?
"est-ce donc là, dit-il, ce qu'on m'avait promis?

Cette banque d’état du danger se retire,
Ce Mulet qui me suit du danger se retire,
Et moi j’y tombe, et je péris.
Et moi j’y tombe, et je péris.
-Amie, lui dit sa concurrente,
-Ami, lui dit son camarade,
Il n’est jamais bon d’avoir le  profit comme loi
Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut emploi :
Si tu n’avais servi que l’économie, comme moi,
Si tu n’avais servi qu’un meunier, comme moi,
Tu ne serais pas si agonisante. »
Tu ne serais pas si malade. »




(Le 27/07/08, Lionel Goutelle, d'après "les deux mulets", La Fontaine. La "liberté des marchés" continue ses ravagages. Le C.A.C 40 a perdu près du quart de sa valeur en trois ans. Imaginez que votre retraite ou vos revenus dépendent de leur "bonne santé"...Mais jusqu'à quand va-t-on nous imposer cette fable de la bénéfique "libéralisation des marchés financiers"? Frédéric Lordon écrit ses livres et nous ne pourrons plus dire "nous ne savions pas"...Ainsi va ce monde de fous contre lequel nous ne faisons rien, ou si peu, attendant, comme en matière de réchauffement climatique, un cataclysme encore plus grand que le précédent pour réagir. Mais en différant la réaction énergique que la résolution de tels problèmes de fond exige, sera-t-il encore possible d'avoir une réaction efficace? Quand on voit une telle constance dans la dénégation et la folie de la part de nos gouvernants (drôle de noms pour des gens qui passent leur temps à nous dire qu'il ne faut rien contrôler), on se demande si les mieux placés dans ce monde ne font pas le pari silencieux d'arriver à exterminer les pauvres tout en échappant eux-même au massacre pour mieux monopoliser égoistement la planète. Outre le côté cynique d'une telle philosophie,  jamais avouée bien évidemment dans les discours, mais quotidiennement confirmée par les "comportements" et surtout les "non-comportements" de ces gens-là (une philosophie souvent masqué sous une charité apparente très prononcée et des "comportements citoyens" tapes à l'oeil pour ne pas toucher aux règles défaillantes du système qui sont pourtant la vraie cause des problèmes) , il y a là un pari très risqué que celui d'arriver à contrôler les effets d'une catastrophe...D'évidence les riches sont cyniques et seul cet argument a des chances de les toucher: leur propre survie n'est pas garantie dans une telle voie)




L''âne et le petit Chien

Besançenot et le petit Ecran


Ne forçons point notre talent

Ne forçons point nos valeurs
Nous ne ferions rien avec grâce :
Nous ne ferions rien avec efficacité :
Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse,
Jamai
s un gaucho, quoi que réputé,
Ne saurait passer pour galant.
Ne saurait passer par le téléviseur.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Peu de militants, à qui le but importe,
Ont le don d’agréer infus avec la vie.
Ont ce genre de volonté forte.
C’est un point qu’il leur faut laisser,
C’est un point qu’il leur faut accepter,
Et ne pas ressembler à l’Âne de la fable,
Et ne pas ressembler au facteur chez Drucker,
Qui pour se rendre plus aimable
Qui pour d’avantage plaire
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
Aux médias de marché, alla les caresser.
« Comment ! disait-il en son âme,
« Comment ! disait-il, en ses pensées,
Ce chien, parce qu’il est mignon,
Delanöé, parce qu’il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Des médias deviendrait compagnon
Avec Monsieur, avec Madame,
Avec Drucker, avec  Rucquier?
Et j’aurai des coups de bâton ?
Et j’aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? Il donne la patte ;
Que fait-il ? Il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
Puis aussitôt il est baisé :
S’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
S’il faut taire  A.C.RI.M.E.D pour que l’on me flatte,
 Cela n’est pas bien malaisé. »
Cela n’est pas bien malaisé. »
Dans cette admirable pensée,

Dans cette admirable pensée,
Voyant son maître en joie, il s’en vient lourdement,
Voyant les médias en joie, il s’en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
Tient son discours censuré,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Et joue le jeu debile fort sérieusement
Non sans accompagner pour plus grand ornement
Non sans omettre très consciencieusement
De son chant gracieux cette action hardie.
D’oublier le Drucker apologue de Vivendi.
 « Oh ! oh ! quelle caresse, et quelle mélodie !
 « Oh ! oh ! quelle caresse, et quelle mélodie !
Dit le maître aussitôt. Hôlà, Martin bâton ! »
Dit De Carolis. Hôlà,  Arlette Chabot ! »
Martin bâton accourt, l’Âne change de ton.
Chabot bâton accourt. Facteur change son pipeau.
Ainsi finit la comédie.
Ainsi finit la comédie.


(Lionel Goutelle. A.C.R.I.ME.D est une association qui se donne pour but d’analyser les dérives et la désinformation des médias, ainsi que leurs causes. Besancenot a participé à une émission de Ardisson ou celui ci mettait tout son art à déréaliser les arguments sérieux de son interlocuteur en le rabattant constamment sur des questions privées et secondaires. Besancenot a accepté de jouer ce jeu très complaisamment. Lire le plan B. Drucker prend des positions politiques ouvertes très souvent dans son émission qui n’est pas exempt d’un regard engagé sur le monde. Ainsi a-t-il cité Ronald Reagan au moment de sa mort comme un « grand chef d’état », omettant de dire au passage que l’ONU avait condamné l’état américain sous la direction de ce « président exemplaire » comme « état terroriste responsable de la mort de cinquante mille paysans d’Amérique du sud » par le minage des ports du Nicaragua notamment. Mais sans doutes la mort anormale de dizaine de milIiers de petits paysans d’Amérique du sud est-elle dans l’ordre normal des choses. Il a aussi reproché ouvertement à Gérard Miller d’avoir oser faire un sketch péjoratif envers Messier qui dirigeait Vivendi juste avant sa chute et auquel il faisait une lèche démagogique au possible dans son émission. Ce serait d’ailleurs marant de revoir cette émission aujourd’hui. Quand à faire croire que la critique des médias ne peut pas se faire sur les ondes même, Bayrou a démontré le contraire sur T.F.1 pendant la campagne, débordant Besancennot sur sa gauche ….Mais comme dit Karl Kraus, quand il sagit de mœurs journalistiques, « tout s’avale »  et devient excusable…..)

 

Le syndicaliste " sérieux" et le président Sarkozy

 

Maître syndicat, au progrès social dédié,
Tenait de la sécu la cogestion.
Maître sarko, par cet argent intéressé,
Lui tint à peu près cette diversion.
" Et bonjour, Monsieur du syndicat.
Que vous êtes utiles ! quel beau combat !
Sans mentir, si votre crédibilité
Vous importe autant que vos idées,
Vous devez diminuer vos dépenses. "
De ces mots, le prolo ignore la violence,
Et, pour montrer sa belle responsabilité,
Il restreint l'accès, et laisse choir la gratuité ".
Sarko s’en saisi et dit ; " Mon bel irresponsable,
Apprenez que toute approche comptable
Masque toujours un irrespect des valeurs.
Cette leçon vaut bien votre déshonneur. "
Le syndicat, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

 

(Lionel Goutelle, d'après "Le Corbeau et le Renard". Imaginée après la lecture du magnifique ouvrage " le mythe du trou de la sécu ", de Julien Duval, éditions raison d’agir. Il serait en effet temps de remettre l’indécence dans le bon sens. Quand on fait le choix de rendre plus difficile l’accès de gens en situation déjà très difficile au système de santé français, tout en diminuant à l’autre bout de l’échelle sociale le bouclier fiscal à 50% des revenus d’une personne disposant d’une fortune indécente, on fait l’arbitrage concret de laisser dépérir certaines personnes de " basse condition sociale " pour que l’autre se relaxe dans sa cinquième maison secondaire….Et l’inhumanité de ces comportements ne se justifiera jamais par de pseudo lois économiques ,qui masquent des choix  de valeurs  -et de plus en plus des questions de vie ou de mort- fait en toute connaissance de cause. Et le fait que l'incivisme soit accepté ailleurs qu'en France est un anti-argument auto-destructif. Ces états  -U.S.A et Grande Bretagne- acceptent un taux de pauvreté ahurissant. Devons nous aligner sur leur taux d'inhumanité pour être plus "moderne" ou au contraire les fuir?)

 

La Gauche battue par sa " modernisation "
L’Oiseau blessé d’une flèche.

 

Mortellement tué par son discours libéral,
Mortellement atteint d’une flèche empennée,
Un P.S déplorait un score fatal,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait en souffrant un surcroît de douleur :
" et disait en souffrant un surcroît de douleur :
" Faut-il contribuer à son propre malheur ?
" Faut-il contribuer à son propre malheur ?
Cruel Sarkozy, tu tires de mes reniements
Cruels humains, vous tirez de nos ailes
De quoi légitimer ton programme dément.
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne vous moquez point droite décomplexée :
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Le Pen vous réserve un sort comme le nôtre. ".
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre. "
Des socialistes toujours les " modernisés "
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fourniront des armes à l’autre.
Fournira des armes à l’autre.

(ps : Sarkozy a sans doute beaucoup ri intérieurement quand, à l’occasion de son débat avec Ségolène Royal, citant un organisme économique " neutre " de son point de vue (mais affilié aux vues du M.E.D.E.F en fait) Ségolène Royal s’est avisé d’en contester la neutralité. Il lui répliqua, sourire aux lèvres, que le directeur de cet organisme avait été nommé par Jospin lui même au Conseil Economique et Social ( !)…Rire : de l’art de donner soi même le bâton pour se faire battre….Comme on le voit sur cet exemple malheureusement si répétitif, il n’y a auncun mérite, avec des gens aussi caricaturaux que les socialistes français actuels , à écrire des fables. A se demander parfois s’ils ne se les sont pas donner pour programme.Malheureusement, il est certains que certaines pourraient finir tragiquement. Lionel Goutelle, le 9/05/07)

 

 

Le Renard Le Pen et le Bouc Sarkozy 

Renard Le Pen plaidant xénophobie,
Son concurrent Sarkozy repris ses idées.
Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ;
L’autre était passé maître en fait de tromperie.
L’ambition les obligea à tomber très bas.
Dans l’abjection tous deux s’étalèrent.
Après qu’abondamment tous deux firent faux pas,
Le Pen dit à Sarko : " Que ferons-nous, compère ?
Ce n’est pas tout de parler, il faut gagner.
Attaque la banlieue, expulse les sans papiers :
Mets-les dans des charters. Pour toutes ces actions
Je dirai ma satisfaction ;
Et tout naturellement mon électorat,
Se retournera et votera pour toi.
De ce fait, je serais marginalisé,
Après quoi, tu gouvernera en paix.
-Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue
Les gens biens sensés comme toi.
Je n’aurais jamais, quant à moi,
Trouvé ce secret, je l’avoue. "
Le Pen sort légitimé, laisse l’élection
Et vous lui fait une belle prédiction,
Pour lui signifier sa responsabilité.
" Si le ciel t’eût, dit-il, donné par charité
Autant de jugement que d’ambition,
Tu n’aurais pas, à la légère,
Adopté mon discours. Tu gagnes l’élection.
Et tu crois t’en tirer, mais tu oblitère
L’avenir, qui désormais m’appartiens. "
En toute chose il faut considérer la fin.

(Lionel Goutelle, d’après " Le Renard et le Bouc ", La Fontaine)

 

Ségolène Royal vêtue de la peau du socialiste

De la peau de gauche Ségo s’étant vêtue
Etait crue partout à la ronde,
Et bien que socialiste sans vertus,
Elle trompait sciemment tout son monde.
Un petit interview échappé par malheur
Découvrit la fourbe et l’erreur.
Lordon fit alors son office (1).
Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice
S’étonnaient de voir que Lordon
Chassait des promesses aussi bonnes.

 

Fausse gauche fait du bruit en France,
Par qui cet habitant est rendu familier.
Un double jeu masqué
Fait les trois quarts de sa vaillance.

 

1 : Il s’agit d’un interview donné à une revue du monde financier dans lequel Ségolène Royal fait comprendre (à demi-mots à peine voilés) à ses interlocuteurs (eux-même partisans des fonds de pensions privés) qu’elle ammènera (hypocritement et par petits pas insensibles, mais logiquement irréversibles, comme le font les socialistes chaque fois qu’ils passent au gouvernent) les français à croire qu’il n’y a pas d’autres solutions que celle des fonds de pensions pour l’avenir, et à les adopter comme une chose de plus en plus évidente et incontournable. Sa mauvaise foi est mise en pièce par Frédéric Lordon, chercheur en économie au C.N.R.S. Un personnage qu’il faut absolument connaître, tant il démasque l’hypocrisie et les faux raisonnements des libéraux, fussent-ils déguisés en " socialistes ", mais aussi pour son ironie salutaire…..Et surtout, il nous empêche de nous faire des illusions, et surtout surtout, il propose aussi des stratégies pour sortir de ce marasme annoncé (cf sa proposition du " SLAM ", ou encore sa stratégie électorale -sourire- pour reconstruire la gauche….pour toute infos, commencer par lire " Ségolène Royal : chronique d’une trahison annoncée " sur le site " l’autre campagne " et de fil en aiguille chercher ses articles du plus récent aux plus anciens. On trouve chez lui un mixte inouï de culture économique, philosophique, psychanalytique, sociologiques l’anticipation des problèmes inéluctables de l’avenir, des valeurs humaines évidentes , et un humour ravageur… A lire absolument si on ne veut pas mourir con)

 

 

 

 

 

 

 

 Aujourd'hui où l'on nous présente quasiment comme une modération saine et une modernisation souhaitable de nos moeurs politiques l'abandon des poursuites contre Jacques Chirac concernant sa gabegie dépensière à titre privé lorsqu'il était chef de "l'état français" (3000F le petit déjeuner par jour si mes souvenirs sont bons, rire) et où l'on est capable de mettre le feu sept heures d'afilé à une gare pour arrêter un fraudeur pour un ticket en faisant semblant de trouver étrange le fait que la population des quartiers populaires semble de moins en moins tolérer cette police qui fait respecter en force les injustices sociales de plus en plus criantes de notre société (un scénario nous rappelant furieusement les prémisses de la révolution française), il serait peut-être bon de relire la fable suivante....avant que la connerie de Sarkozy and co nous mène à la catastrophe tant de fois annoncée...

Aujourd'hui où l'on nous présente quasiment comme une modération saine et une modernisation souhaitable de nos moeurs politiques l'abandon des poursuites contre Jacques Chirac concernant sa gabegie dépensière à titre privé lorsqu'il était chef de "l'état français" (3000F le petit déjeuner par jour si mes souvenirs sont bons, rire) et où l'on est capable de mettre le feu sept heures d'afilé à une gare pour arrêter un fraudeur pour un ticket en faisant semblant de trouver étrange le fait que la population des quartiers populaires semble de moins en moins tolérer cette police qui fait respecter en force les injustices sociales de plus en plus criantes de notre société (un scénario nous rappelant furieusement les prémisses de la révolution française), il serait peut-être bon de relire la fable suivante....avant que la connerie de Sarkozy and co nous mène à la catastrophe tant de fois annoncée...

Les Hommes malades de la "Délinquance"

Un mal qui se répand sur les écrans,

Mal que des médias malséants

Amplifièrent pour masquer les problèmes de fond,

La "Délinquance" (puisqu’il faut l’appeler par son nom)

Utilisée à dépolitiser la nation,

Faisait aux citoyens sa diversion.

Peu d’agressés, mais tous se disaient frappés ;

On n’en voyait point d’intéressés

A chercher des faits la pertinence.

Nul sociologue d’influence,

Ni rares journalistes honnêtes

De ce préjugé n’ébranlèrent la tête.

Manipulés, les citoyens se faisaient avoir :

Plus de recul : partant, un vote de désespoir.

Le président tint conseil et dit : "Mes chers amis,

Je crois que la montée du F.N a permis

Pour nos péchés cette infortune.

Que le plus coupable de nous

Se sacrifie aux effets du médiatique courroux ;

Peut-être il obtiendra la guérison commune.

L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents

On fait de pareils dévouements.

Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence

L’état de notre conscience.

Pour moi, profitant de mon impunité,

J’ai créé de fictifs emplois.

J’ai occupé des appartements sans les louer.

Même souvent, j’ai mangé et j’ai voyagé

Sans payer et sans respecter les lois.

Je me dévouerai donc, s’il le faut, mais j’ai pensé

Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi

Car on doit souhaiter, selon toute justice,

Que le plus coupable périsse.

-Sire dit le MEDEF, vous êtes trop naïf et droit ;

Vos scrupules font voir trop de délicatesse.

Eh bien ! se gaver de millions en espèce,

Est-ce un pêché ? Regardez nos stock-options, Seigneur,

Voyez de nos actions sans travailler le bonheur ;

En volant le travailleur, l’on peut dire

Qu’il était digne de tous ces maux,

Etant de ces gens quasi animaux

Sans compétences et sans désirs.

Ainsi dit le patron ; et flatteurs d’applaudir.

On n’osa trop approfondir

Du trader, ni du cadre, ni des autres puissances,

Les moins pardonnables offenses :

Tous les exploiteurs, jusqu’aux simples matins,

Au dire de chacun étaient de petits saints.

Le petit délinquant vint et dit : "J’ai souvenance

Qu’en une rue fréquentée par des passants,

La pauvreté, le manque d’avenir et, je pense,

Quelque diable aussi me poussant,

Je soulageais un passant de quelques dépenses.

Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net."

A ces mots on cria haro sur le baudet.

Un pseudo expert démontra par sa harangue

Qu’il fallait emprisonner ce maudit animal,

Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.

Sa peccadille fût jugée un cas pendable.

Voler de l’argent ! Quel crime abominable !

Rien que la prison n’était capable

D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.

Selon que vous serez puissant ou misérable

Les médias de cour vous rendront blanc ou noir.

 

 

4)Serge July détruit par ses idées
L'oiseau blessé d'une flèche

Subitement viré pour profit atrophié,
Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un gaucho renié déplorait sa destinée,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroit de douleur :
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
Cruels libéraux, vous tirez de mes écrits
Cruels humains, vous tirez de nos ailes
De quoi justifier vos infamies.
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne riez pas journalistes payés :
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Du marché aussi votre sort dépend."
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre."
Des médias de marché, toujours l'épopée
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fera rire l'autre camps.
Fournira des armes à l'autre.

(Lionel Goutelle, d'après "L'oiseau blessé d'une flêche". La réalité de la trajectoire de Libération et de Serges July lui même a des airs beaucoup plus cyniques que ça dans la réalité. Lire à ce propos "Libération de Sartre à Rothchild", de Pierre Rimbert, éditions raisons d'agir)

3)Le Capitaliste qui vend le rêve
Le Fou qui vend la sagesse

Jamais auprès des patrons ne te mets à portée :
Jamais auprès des fous ne te mets à portée :
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Il n’est enseignement pareil
Il n’est enseignement pareil
A celui-là de fuir ces gens intéressés.
A celui-là de fuir une tête éventée.
On en voit souvent dans les médias :
On en voit souvent dans les cours :
La com. est leur outil, car elle donne de l’éclat
Le prince y prend plaisir ; car ils donnent toujours
Aux fripons et à leurs promesses ridicules.
Quelques trait aux fripons, aux sots, aux ridicules.

Un patron se ventait devant les caméras
Un Fol criant par tous les carrefours
Qu’il vendait le rêve, et les mortels crédules
Qu’il vendait la sagesse, et les mortels crédules
De courir à l’achat : chacun s’endettant.
De courir à l’achat ; chacun fut diligent.
On investissait ses économies :
On essuyait force grimaces ;
Puis on avait pour son argent
Puis on avait pour son argent,
De belles actions, et une vague garantie
Avec un bon soufflet, un fil long de deux brasses.
La plupart s’en fâchaient ; mais que leur servait-elle ?
La plupart s’en fâchaient ; mais que leur servit-il ?
C’était les plus moqués ; le mieux était de rire
C’était les plus moqués : le mieux était de rire,
Ou de s’en aller, sans rien dire,
Ou de s’en aller, sans rien dire,
Avec sa croyance inconditionnelle.
Avec son soufflet et son fil.
De douter de l’efficacité des marchés,
Ce chercher du sens à la chose
On se fait siffler ainsi qu’un ignorant.
On se fût fait siffler ainsi qu’un ignorant.
La doxa libérale n’est-elle pas garant
La raison est-elle garant
D’un marché efficient ? La rentabilité
De ce que fait un fou ? Le hasard est la cause
Est avéré et chacun y trouve profit.
De tout ce qui se passe en un cerveau blessé.
Doutant pourtant de cette piètre garantie,
Du fil et du soufflet pourtant embarassé
Un des dupes un jour alla trouver un sage,
Un des dupes un jour alla trouver un sage,
Qui, sans hésiter davantage,
Qui sans hésiter davantage
Lui dit : " Ce sont ici hiéroglyphes tout purs.
Lui dit : " Ce sont hiéroglyphes tout purs.
Les gens biens informés, et qui voudront bien faire
Les gens biens conseillés, et qui voudront bien faire,
Entre eux et ces patrons mettront pour l’ordinaire
Entre eux et les gens fous mettront, pour l’ordinaire
Un état social ; sinon je ne suis pas sûr
La longueur de ce fil ; sinon je les tiens sûrs
Que beaucoup de vos semblables n’en crèvent.
De quelque semblable caresse.
Vous n’êtes point trompé : ce patron vend du rêve. "
Vous n’êtes point trompé : ce Fou vend la sagesse.

(Lionel Goutelle… Dédicace ironique à tous ces hommes politiques qui, de droite ou de gauche, se sont ingégniés à mettre dans le rouge le système de retraite par répartition pour orienter les français vers des systèmes de retraites " spéculatifs " qui viennent pourtant de faire faillite aux U.S.A et en Grande Bretagne….Autant dire, qu’ils ont fabriqué sciemment le malheur des générations à venir….Ainsi va notre monde et sa " modernisation ")

2) L'Usager des services publics et le Journaliste
Le Corbeau et le Renard

Maître Usager, par une grève énervé,
Maitre corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en ses déclarations un pouvoir.
Tenait en son bec un fromage.
Maître Média, par sa colère intéressé,
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tend son micro-trottoir:
Lui tint à peu près ce langage:
" Hé ! bonjour, monsieur l’Usager,
"Hé ! bonjour, monsieur du Corbeau,
Que vous galérez ! que vous êtes gênés !
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si leurs " avantages "
Sans mentir, si votre ramage
Se paye de votre prise en otage,
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le dindon de cette comédie. "
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois."
A ces mots l’Usager ne se sent plus d’interdit ;
A ces mots le corbeeau ne se sent pas de joie;
Et pour réaliser son rêve,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un nouveau droit, interdit les grèves.
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Média s’en saisit, et dit : " Mon bon monsieur,
Le Renard s'en saisit, et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez qu’en tant que travailleur,
Apprenez que tout flatteur
Vous aurez un jour besoin qu’on vous écoute :
Vit aux dépends de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un droit fictif sans doute."
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
L’Usager, honteux et confus,
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus

(Lionel Goutelle, d’après Le Corbeau et le Renard. Une dédicace spéciale à ces journalistes de France Soir qui, à en croire LE PLAN B n°2, ont passé leur temps à casser les mouvements de grêve en une de leur journal, et se sont mis à leur tour en grêve en appelant les lecteurs qu'ils insultaient précédemment à soutenir leur grêve à eux! Ainsi tourne notre monde... )

 

1)Le révolté qui fabrique la cause et maudit la conséquence

Le chien qui lâche la proie pour l’ombre

Chacun se trompe ici bas :
Chacun se trompe ici bas :
On entend refuser le chômage
On voit courir après l’ombre
De tant de politiques, qu’on n’en saisit pas
Tant de fous, qu’on n’en sait pas
La logique et le langage.
La plupart du temps le nombre.
Au cas de ce député il faut les renvoyer.
Au chien dont parle Esope il faut les renvoyer

Cet homme signait des lois libérales,
Ce chien voyant sa proie en l’eau représentée,
Tout en niant leurs conséquences fatales.
La quitta pour l’îmage, et pensa se noyer.
L’emploi dans sa région fût menacé.
La rivière devint tout d’un coup agitée ;
A toute peine, il le sauva,
A toute peine il regagna les bords,
Et n’eut ni marché ni électorat.

 

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Dimanche 28 septembre 2008

Attention, les fables qui suivent sont protégées par "preuve juridique"...et si on peut les utiliser dans des publications militantes (ou ludiques)  sans  autorisation préalable  (à condition qu'elles ne soient pas déformées et que ma signature soit respectée) , elles ne peuvent  en aucun cas faire l'objet d'une publication classique sans mon accord préalable.
D'autre part, je  reste ouvert à tout projet artistique les concernant (mise en musique, en dessin, en pièces, etc...), à condition là aussi que l'esprit du projet me convienne et que donc je sois associé à celui-ci. Si elles vous inspirent, n'hésitez donc pas à me contacter : lionel.goutelle@aliceadsl.fr 
Amicalement, Lionel Goutelle...

 

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Lundi 14 juillet 2008


(le 14/07/08: et merci à La Fontaine et à Georges Brassens pour leur collaboration involontaire. J'espère que d'où ils sont, ils approuvent....)
Par goutelle
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Mercredi 9 mai 2007

Le dessin (que j'ai légèrement modifié) est
à l'origine de Red, qui officie au journal
satirique "Le Ravi" à Marseille.

 


Le Gréviste et ses scrupules
Le loup et les bergers

 

Un Gréviste rempli d’humanité
Un loup rempli d’humanité
(S’il en est de tels dans le monde)
(S’il en est de tels dans le monde)
Fit un jour sur sa combativité,
Fit un jour sur sa cruauté,
Quoiqu’il ne l’exerçât que par nécessité,
Quoi qu’il ne l’exerçât que par nécessité,
Une réflexion profonde.
Une réflexion profonde.
"On me veut haï, dit-il ; et de qui ? De chacun.
" Je suis haï, dit-il ? et de quoi ? De chacun.
Le Gréviste serait l’ennemi commun :
Le loup est l’ennemi commun :
Citoyens trompés veulent sa perte ;
Chiens, chasseurs, villageois, s’assemblent pour sa perte.
Sur les écrans on ne voit que leurs cris :
Jupiter est là-haut étourdi de leurs cris ;
De notre mort la journaille  est experte,
C’est par là que de loups l’Angleterre est déserte :
Notre tête y est mise à prix.
On y mit notre tête à prix.
Il n’est journal télévisé qui ne fasse
Il n’est hobereau qui ne fasse
Contre nous tel reportage orienté ;
Contre nous tels bans publier ;
Il n’est tel transport à emprunter
Il n’est marmot osant crier
Que des Grévistes aussitôt on ne menace.
Que du Loup aussitôt sa mère ne menace.
Le tout pour une retraite élémentaire,
Le tout pour un âne rogneux,
Pour des droits faibles, pour un petit salaire,
Pour un mouton pourri, pour quelque chien hargneux,
Dont j’aurai passé mon envie.
Dont j’aurai passé mon envie.
Et bien ! ne contestons plus dans cette vie ;

Eh bien ! ne mangeons plus de chose ayant eu vie ;
Paissons l’herbe, broutons, mourrons de faim plutôt.
Paissons l’herbe, broutons, mourons de faim plutôt.
Est-ce une chose si cruelle ?
Est-ce une chose si cruelle ?
Vaut-il mieux s’attirer la haine universelle ?"
Vaut-il mieux s’attirer la haine universelle ? "
A ces mots, il vit des actionnaires libéraux
Disant ces mots il vit des Bergers pour leur rôt
Vidant de leurs salariés les poches.
Mangeants un agneau cuit en broche.
"Oh ! Oh ! dit-il, je me reproche
" Oh ! Oh ! dit-il, je me reproche
Le coût de ma grève, voilà des bourgeois
Le sang de cette gent. Voilà ses gardiens
Volant notre argent sans vergogne et sans foi ;
S’en repaissants, eux et leurs chiens ;
Et moi, Gréviste, j’en ferai scrupule ?
Et moi, Loup, j’en ferai scrupule ?
Non par tous les dieux, non, je serais ridicule.
Non par tous les dieux, non je serais ridicule.
Les fruits de mon travail me reviendront
Thibaut l’agnelet passera
Sans qu’à la bourse ils fassent le plongeon ;
Sans qu’à la broche je le mette ;
Et non seulement eux, mais les acquis sociaux
Et non seulement lui, mais la mère qu’il tette,
Pour lesquels nos aïeux ont donné leur peau.
Et le père qui l’engendra. "
Ce Gréviste avait raison. Est-il dit qu’on voit
Ce Loup avait raison. Est-il dit qu’on nous voie
Un PNB si haut sous notre toit,
Faire festin de toute proie,
Et des pauvres si nombreux ; et nous leur dirons
Manger les animaux, et nous les réduirons
Que les faire vivre bien nous ne pourrons ?
Aux mets de l’âge d’or autant que nous pourrons ?
Ni retraite ni sécurité sociale ?
Ils n’auront ni croc ni marmite ?
Patrons, actionnaires ! Le gréviste n’a tort
Bergers, bergers, le Loup n’a tort
Que quand il n’est pas le plus fort :
Que quand il n’est pas le plus fort :
Voulez-vous qu’il vive en asocial ?
Voulez-vous qu’il vive en ermite ?

 

(La Fontaine, Lionel goutelle)

 

 

 

 


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Dimanche 14 janvier 2007

 


1) L’Usager (des services public) et le Journaliste (Le Corbeau et le Renard)
2) L'Employée d’Enron et la Syndiquée ringarde (La Cigale et la Fourmi)
3) Le Service public qui se veut faire aussi rentable que la Multinationale
(La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Bœuf)
4) L’Etat voyou U.S et l’O.N.U  (Le Loup et l’Agneau)
5) Le Pigiste et le Patron de presse  (Le Loup et le Chien)
6) L’Homme (occidental et bourgeois) et le Réchauffement climatique  (Le Lièvre et la Tortue)

 

 

 

 

 

 

 

 1) L'Usager (des services publics) et le Journaliste
     Le Corbeau et le Renard

 

Maître Usager, par une grève énervé,
Maitre corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en ses déclarations un pouvoir.
Tenait en son bec un fromage.
Maître Média, par sa colère intéressé,
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tend un micro-trottoir:
Lui tint à peu près ce langage:
" Hé ! bonjour, monsieur l’Usager,
"Hé ! bonjour, monsieur du Corbeau,
Que vous galérez ! que vous êtes gênés !
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si leurs " avantages "
Sans mentir, si votre ramage
Se paye de votre prise en otage,
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le dindon de cette comédie. "
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois."
A ces mots l’Usager ne se sent plus d’interdit ;
A ces mots le corbeeau ne se sent pas de joie;
Et pour réaliser son rêve,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un nouveau droit, interdit les grèves.
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Média s’en saisit, et dit : " Mon bon monsieur,
Le Renard s'en saisit, et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez qu’en tant que travailleur,
Apprenez que tout flatteur
Vous aurez un jour besoin qu’on vous écoute :
Vit aux dépends de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un droit idiot sans doute."
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
L’Usager, honteux et confus,
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus

(Lionel Goutelle, d’après Le Corbeau et le Renard, La Fontaine. Une dédicace spéciale à ces journalistes de France Soir qui, à en croire LE PLAN B n°2, ont passé leur temps à "casser" les mouvements de grêve en une de leur journal. On les vit  à leur tour se mettre en grêve en appelant les lecteurs qu'ils insultaient précédemment à soutenir leur mouvement pour éviter leur "restructuration". Nous vivons bien dans un monde de fables... )

 

2) L’Employée d’Enron et la Syndiquée ringarde
     La cigale et la fourmi 

    L’Employée d’Enron ayant spéculé
    La cigale ayant chanté
    Toutes ces années
    Tout l’été,
    
Se trouva fort dépourvue
    
Se trouva fort dépourvue
    
Quand la faillite fut venue.
   
Quand la bise fût venue.
   
Pas un seul petit profit
   
Pas un seul petit morceau
    
Ni un brin d’économie.
   
Pas un seul petit morceau
   
Elle alla crier famine
   
Elle alla crier famine
   
Chez la Syndiquée sa voisine
   
Chez la fourmi sa voisine,
   
La priant de lui prêter
   
Quelque grain pour subsister
   
Quelques gains pour spéculer
   
Quelque grain pour subsister
   
Jusqu’à la conjoncture nouvelle.
   
Jusqu’à la saison nouvelle.
  
"Je vous paierai, lui dit-elle,
  
" Je vous paierai, lui dit-elle,
   
Avant l’août, foi d’économiste,
   
Avant l’oût, foi d’animal,
    Et de prévisions réalistes".
   
Intérêt et principal. "
   
La Syndiquée ringarde n’est pas rêveuse,
   
La Fourmi n’est pas prêteuse ;
   
C’est là son moindre défaut.
   
C’est là son moindre défaut.
   
"Quand le délire boursier était si haut,
    
" Que faisiez-vous au temps chaud ?
    
Que faisiez-vous ?" dit-elle à l’emprunteuse.
     
Dit-elle à cette emprunteuse
    
"Nuit et jour à tout venant
     
-Nuit et jour à tout venant
    
Je spéculais, ne vous déplaise.
    
Je chantais, ne vous déplaise.
    
Vous spéculiez ? J’en suis fort aise :
    
-Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
     
Eh bien ! cotisez maintenant."
     
Eh bien dansez maintenant. "

         (La Fontaine, Lionel Goutelle)

       

Rappel : Enron était une énorme entreprise américaine des années 2000 présentée et louée partout (y compris dans la presse française) comme l’exemple par excellence de l’efficacité du " marché libre ". Ses profits semblaient énormes et ses employées avaient justement leur retraite indexée sur ceux-ci (une "  solution " qu’on nous propose pour nos futures retraites, rire). Malheureusement, tout cela n’était qu’un château de carte et les " bilans " de l’entreprise étaient truqués, alors qu’ils avaient été " certifiés " par de pseudos " expert s indépendants". Quand la faillite fût venue, les patrons de l’entreprise -comme chez Airbus récemment- avaient anticiper le krack et vendu leurs actions à temps pour en tirer de colossaux profits. Il n’en fût pas de même pour les petits actionnaires, éternels " cocus " du capitalisme comme le dit si joliment Bernard Maris dans son livre " La bourse ou la vie ". Et pourtant, nous nous apprêtons à lâcher notre système par répartion pour ce genre de " système "…. Après tout, il suffit juste d'avoir un peu de chance pour que ça ne tombe par sur nous.Il y a bien des gagnants au loto non? Nous vivons bien dans un monde de fables....

 


L’Etat voyou U.S et l’O.N.U
Le Loup et l’Agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure:
La raison du plus fort est toujours la meilleure:
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
L’organisation des Nations Unis travaillait
Un agneau se désaltérait
A désarmer un tyran sans morts inutiles.
Dans le courant d’une onde pure.
Surgit Bush, cherchant un alibi habile
Un loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Pour annexer cet état pétrolier.
Et que la faim en ces lieux attirait.
"Qui te rend si hardi de troubler mon carnage?
" Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit ce président plein de rage:
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Tu seras châtié de ta témérité.
-Sire U.S, répond l’O.N.U, que votre Majesté
-Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère;
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Mais plutôt qu’elle considère
Que d’armes de destruction massive
Que je me vas désaltérant
Il n’existe aucune preuve incisive.
Dans le courant,
Et que par conséquent, en aucune façon
Et que par conséquent, en aucune façon,
Ne s’impose de provoquer un tel typhon.
Je ne puis troubler sa boisson.
-Ces preuves existent, reprit cet état cruel,
-Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Tony Blair a trouvé un document sans appel.
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
-Mais il l’a fabriqué et c’est un faux grossier,
-Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’O.N.U, et on ne peut l’accepter.
Reprit l’agneau, je tette encor ma mère.
-Nous avons des vidéos irréfutables.
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
-Un gamin les bricolerait- C’est insupportable ;
Je n’en ai point .-C’est donc quelqu’un des tiens :
Vous n’êtes que de vils anti-américains
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos institutions, et tous ces humains.
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge."
On me l’a dit : il faut que je me venge."
Là dessus, au mépris du droit des nationalités
Là dessus, au fond des forêts
Bush emporte l’O.N.U, et puis la mange,
Le Loup l’emporte, et puis la mange,
Sans autre forme de procès.
Sans autre forme de procès.

 

Par goutelle - Publié dans :
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